Vendredi 29 avril 2005 : Erg Chebbi ==> Ouarzazate PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 29 Avril 2005 16:53

Notre guide nous montre dès notre réveil un petit scorpion qu’il a ramassé et mis dans une bouteille d’eau vide. On préfère le voir comme ça...

Notre dernière étape dans le désert nous permet de voir encore un nouveau visage d’un erg : le vent est assez fort et le sable vole dans tous les sens. L’étape démarre de bonne heure (7H30) mais est très courte puisque nous marchons seulement 1H00. En haut des plus haute dunes il est difficile de regarder face au vent car il est fortement accéléré (probablement 40 ou 45 nds au maximum) donc il fait voler le sable assez haut. C’est d’ailleurs étonnant de voir la vitesse à laquelle les crêtes des dunes sont déplacées par ce vent. Heureusement notre parcours se déroule dos au vent, en tout cas je suis content d’avoir vu un nouveau visage du désert. Mais heureusement que nous n’avons pas eu ce vent en permanence...

Après avoir retrouvé notre 4x4, nous roulons de longues heures en direction de Ouarzazate où se trouve notre hôtel pour la soirée. Cela nous emmène dans d’immenses étendues de plateaux et de montagnes couvertes de cailloux ; la végétation est totalement absente. Nous traversons également des montagnes dans lesquelles nous pouvoir voir de grandes gorges. Les parents déclareront « on dirait les gorges du Gard », les rabats joies !! Mais nous avons également failli terminer dans le fossé lorsque notre conducteur a donné un grand coup de volant pour éviter d’écraser...un iguane !

L'arrivée à l'hôtel est suivie d'une vrai douche qui fait un bien énorme après 3 jour dans le désert à "bouffer du sable". On a l'impression de revivre !

 
Jeudi 28 avril 2005 : Erg Chebbi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Jeudi, 28 Avril 2005 16:50

Réveil en même temps que le soleil, c'est-à-dire à 5H45 ! Nos 4 accompagnateurs étaient déjà debout pour préparer notre petit déjeuner et le déménagement du camp. Départ à 7H30 après avoir mis des pansements sur mes grosses cloques qui se trouvent…sous les pouces des pieds ; merci les chaussures neuves. Nous avons encore découvert de nouveaux paysages, cela donne de l’énergie pour marcher. Première pause au « fond d’une vallée » où nous trouvons un arbre et un puit. Bien agréable d’avoir de l’eau fraîche dans un même lieu, même si nous occidentaux ne pouvons la boire car nos estomacs ne sont pas assez costauds. Notre guide nous a ensuite proposé d’escalader la seconde plus grande dune de sable du désert dans lequel nous étions. Il s’agit d’une colline de 170 mètres de haut environ. Pas loin de ¾ heures plus tard nous étions en haut avec une vue vraiment fantastique. Nous pouvions voir l’ensemble du désert (12x35 Km) avec des dunes jaunes – oranges, d’autres comportant des arbustes, des plateaux rocheux au loin, des oasis et des montagnes qui servent de frontière avec l’Algérie. La descente a été très rapide mais également très sympa. Nous avons effectué plus de la moitié de la descente en courant à fond mais grâce au sable extrêmement fin nous étions ralentis. La finesse du sable de ce désert nous a permis de finir la descente sur les fesses. Bien content d’avoir accepter la proposition de notre guide de monter cette dune, ça valait le coup. Les derniers kilomètres avant notre arrêt déjeuner étaient durs car il faisait vraiment très chaud. Déjeuner et sieste bien mérités !

Une fois les températures légèrement redescendues nous avons repris la route vers notre campement pour la soirée. Changement rapide de décors avec de grandes étendues plates et pleines de petits cailloux noirs. Lors de la pause au milieu de l’après midi, mon père nous a indiqué qu’il avait perdu ses lunettes de vues qu’il avait déposé dans sa poche de sa chemise. C’est malin ! Il a donc refait le parcours avec notre guide et ils les ont retrouvés à l’endroit même où mon père était descendu du dromadaire. Pendant ce temps nous avons continué avec un chamelier jusqu’à notre camp.

Comme souvent depuis notre arrivée au Maroc, des jeunes (12 à 20 ans) ont rapidement été sur place pour nous vendre des souvenirs. Ils ont, comme à leur habitude, étalé soigneusement leurs produits sur le sable et attendu que l’on aille les voir pour leur dire si oui ou non nous sommes intéressés par leurs produits. Notre guide nous a indiqué qu’ils allaient attendre jusqu’à la tombée de la nuit mais qu’en aucun cas ils viendraient vers nous. Nous sommes allés acheter un petit quelque chose, plus pour les aider qu’autre chose. Leurs ressources sont très faibles puisque les conditions climatiques et hydrométriques sont difficiles. Ces enfants font, pour la plupart, de la peine à voir car leurs problèmes alimentaires sont importants et fortement visibles.

Nous avons ensuite entrepris une partie de carte avec Youssef, l’un des chameliers. Il fait ce métier depuis 2 ans et est encore jeune puisqu’il a seulement 16 ans. Nous avons joué au Uno avec lui et c’était vraiment sympa. Il était super heureux et joyeux de jouer avec nous car il pensait connaître très bien les règles (ce qui n’était pas forcement le cas mais ça n’est vraiment pas grave !). Notre guide nous a rejoint pour la partie suivante qui s’est bien déroulée. Mais il a ensuite voulu faire une belote qui se joue à 4 personnes seulement donc il a fallu que certains d’entre nous arrêtent de jouer. Ce nouveau jeu étant plus compliqué que le Uno Youssef a du arrêter de jouer aux cartes avec nous ce qui était bien dommage. C’était étonnant de voir notre guide procéder de cette façon pour imposer ce qu’il voulait et « éliminer » des joueurs...

Grosse animation lors du dîner, cela est du à la présence de nombreux insectes. De gros scarabées étaient présent mais également d’autres bêtes qui nous étaient totalement inconnues. Trois d’entre nous, que je ne nommerai pas, ont eu plusieurs fois peur et ont bondit de leurs coussins pour partir en courant. Nos accompagnateurs (chameliers et guide) ont bien rigolé en nous voyant ! Enfin, et c’est important, nous avons pu prendre une douche avec quelques petits litres d’eau. Très agréable après 2 jours dans le désert !

 
Mercredi 27 avril 2005 : Goulmima ==> Erg Chebbi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mercredi, 27 Avril 2005 16:49

Départ de la maison d’hôte direction...le désert. Encore de grandes plaines et chaînes de montagnes.

Premier évènement de la journée : les fougaras. Il s’agit de grands trous de 7-8 mètres de profondeur sur 2 mètres de diamètre qui se trouvent dans des plaines désertiques. Il y a un trou tout les 8-10 mètres et ils sont reliés entre eux à 7-8 mètres de profondeur pour former des canalisations. Ces trous permettent d’amener de l’eau dans le désert en évitant les problèmes d’évaporation et de bouchage des irrigations par le sable. Cet ingénieux système a été construit au début du XXème par des esclaves noirs.

Nous avons ensuite traversé un village dans lequel il y avait un souk au milieu de la route ; nous nous sommes donc arrêtés. Là encore les femmes étaient voilées de noir et en général on apercevait seulement les yeux voir même un seul œil. J’ai même croisé une femme qui était totalement voilée, même au niveau des yeux, elle devait voir par transparence… Nous avons croisé des touristes, probablement des français, en débardeur et short, très choquant dans des villages comme celui-ci. Je trouve que c’est un important manque de respect. Notre guide nous a indiqué que les femmes du village et de la région étaient voilées de la sorte d’après des coutumes et non pour la religion. Après nous être baladé et avoir acheté des vivres pour les prochains jours nous avons repris la route et continué à rouler vers les dunes de sables. Après un arrêt brutal de la route (en plein milieu de rien !) nous avons commencé à slalomer entre les dunes. Le paysage était magnifique avec alternance de petites dunes de sables et zones de cailloux noir car brûlés par le soleil ! Une pause déjeuner et quelques kilomètres plus tard, après être passé à travers d’oasis très isolées, nous avons retrouvé « nos » dromadaires et chameliers.

Après une pause à cause de la chaleur nous sommes partis dans les dunes. Thomas et Solenne chacun sur un dromadaire alors que trois autres portaient nos sacs (un dromadaire), l’eau (un autre et la nourriture (le dernier dromadaire). Dès le sommet de la première grande dune atteint nous avons pu admirer le paysage, comme sur les cartes postales ! Nous avons cependant été étonnés par le nombre d’arbustes qui « survivent » plus ou moins alors que les conditions climatiques sont loin d’êtres optimum. Cette végétation pousse un peu au milieu de rien. Deux heures de marche et de magnifiques paysages plus tard nous sommes arrivés à notre bivouac. Les chameliers avaient, dans la matinée, monté les tentes et l’un d’eux (ils étaient trois en plus de notre guide) était resté sur place pour préparer le thé et le dîner. A la fin du thé j’ai parlé d’escalader une grosse dune pas très loin de notre campement. Mon père m’a lancé le défi de la monter donc je suis immédiatement parti en sa direction, pieds nus. Seulement ¼ heure pour arriver au pied de mon objectif mais je me suis alors rendu compte qu’elle était vraiment énorme. L’ascension a été vraiment très fatigante et j’étais obligé de faire des pauses très régulièrement pour pouvoir continuer. C’est donc fatigué et avec un rythme cardiaque élevé que j’ai atteint mon objectif. La vue était superbe grâce à la hauteur à laquelle je me trouvais, mais je n’ai pas pu prendre de photo car le vent était fort donc le sable volait. Et puis il faut bien avoir un avantage d’avoir fait cet effort ! La descente a été très rapide et très sympa, je faisais des petits sauts mais j’étais ralenti car je m’enfonçais bien dans le sable, la même impression que la descente au rappel en escalade. J’ai appris en revenant au campement que ma mère était furieuse que je sois parti tout seul escalader cette dune ; pourtant il n’y a aucun danger ! Je n’ose pas imaginer sa réaction le jour où je vais lui annoncer que je pars faire une transat...
Le dîner, au milieu des dunes, était chaud et excellent. Quelle logistique pour permettre cela !

La nuit a été plus difficile. On nous avait conseillé un duvet chaud car les températures devaient, parait-il, descendre assez bas la nuit. Comme j’avais besoin d’en acheté un j’ai acquis un modèle prévu pour des températures de +3°C à +7°C. Le problème c’est qu’il faisait beaucoup plus chaud - je crevais de chaud ! Et comme le vent était fort j’aurais été inondé de sable si j’avais ouvert mon duvet, quelle vie ! Au final moi qui étais tout content de mon super duvet j’ai mal dormi car j’ai eu trop chaud.

 
Mardi 26 avril 2005 : Ouarzazate ==> Goulmima PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 26 Avril 2005 16:47

De nombreux kilomètres en 4x4 où nous avons découvert de magnifiques paysages. Passages de montagnes arides à des oasis. Quelques arrêts pour profiter du paysage. Passage de col de montagnes jusqu’à 2100 mètres et beaucoup de pistes. Pause déjeuner chez notre guide ou, après un bon repas, nous avons visité une Kasbah dont il a la responsabilité. Celle-ci n’est plus habitée par des hommes mais elle a été restaurée de belle manière et elle sert toujours pour des animaux. Son architecture est typique avec des pièces autour d’un carré central et la vue est magnifique grâce à une hauteur importante.

Nous avons ensuite repris la route et traversé plusieurs oasis et de grandes plaines. Nous avons été marqués par le fait qu’il arrive de croiser des gens à pied en plein milieu de reg alors que le village le plus proche est à 7 ou 10 km. Prix spécial pour un jeune qui faisait des pompes (après un footing) dans le désert !!! Plus nous roulions plus nous pouvions observer de modifications vestimentaires mais également architecturale.

Arrivée à Goulmima en fin d’après midi. La première chose qui nous a impressionné est le « voilage » des femmes. Elles sont pratiquement toutes voilées et en tenue totalement noire, pour la plupart on apercevait seulement les yeux. Impressionnant.

Après avoir déposé les affaires chez nos hôtes, une Bretonne, nous sommes allés visiter le Ksar de la ville. Visite réalisée par un jeune guide local qui nous a automatiquement proposé ses services (pas dur de voir les touristes dans ces villes !). Nous avons tous les 6 été très impressionnés par cette visite. Il s’agit d’une ville fortifiée avec des passages obscurs éclairés seulement par des puits de lumière. Peu d’espace entre les maisons pour garder la fraîcheur mais également pour communiquer facilement avec les voisins et pour « se protéger des envahisseurs ». Plus de 250 familles vivent dans ce Ksar construit au XVème siècle. Contrairement au reste de Goulmima, beaucoup de femmes n’étaient pas voilées et toutes discutaient avec nous sans retenue. Certaines étaient même assez découverte…et très mignonne ! Tous les enfants nous disaient « bonjour, ça va ? » et plusieurs marchaient avec nous lors de notre visite. Excellent contact avec la population. Ce ksar est un énorme labyrinthe dans lequel certaines personnes passent leurs journées pour rester dans des endroits frais. La logistique est très importante : organisation rigoureuse des canaux d’irrigations, récolte organisée des déchets, etc.

Cette visite à été le fait le plus marquant de notre séjour. D’ailleurs ce lieu est tellement étonnant et impressionnant de par son fonctionnement mais également sa population que je ne peux vous le décrire avec plus de détail, il faut le vivre pour le comprendre donc...allez sur place pour visiter !

 
Lundi 25 avril 2005 : Marrakech ==> Ouarzazate PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Lundi, 25 Avril 2005 16:37

Notre guide de la semaine ainsi que notre conducteur sont venus nous chercher à l’hôtel puis direction Ouarzazate qui se trouve à 200 Km. Après avoir vu des neiges éternelles du sommet J. Toubkal (4167 mètres) nous avons découvert de magnifiques paysages. La route était montagneuse donc longue mais très belle. Là encore les contrastes étaient énormes. En quelques minutes nous passions d’un paysage aride à une verdure flamboyante. Après 2 arrêts « typiques » où l’on nous servait le thé dans des atmosphères du pays nous avons été impressionnés par l’aridité du paysage. Lors du passage de sommets nous pouvions découvrir des montagnes entières ne contenant pas un seul arbre mais seulement de la roche. Après avoir quitté la route puis emprunter une piste, vive le 4x4, ces impressions d’aridité et d’inhospitalier créées par le paysage sont apparues encore plus fortes. Nous étions alors seuls au milieu de chaînes de montagnes toutes plus rocheuses les unes que les autres. Etonnant et splendide. Après avoir croisé un chantier public qui construit une ligne téléphonique suite au passage du roi dans cette montagne, nous avons découvert un oasis. C’est super impressionnant de voir une telle densité de végétation très verte alors qu’autour tout est de roche.

Nous nous sommes ensuite habillés convenablement  puis nous sommes partis pour notre première randonnée. A peine sortis du 4x4, les enfants du village venaient mendier pour obtenir des crayons… Notre guide nous a indiqué de ne pas donner maintenant les cadeaux prévus. Cette petite balade de mise en jambe nous a permis de découvrir de nouveaux paysages d’une splendeur étonnante mais également une découverte de la flore et de la faune locale. Cependant, le fait le plus marquant et intéressant est la découverte des modes de vies locaux. Nous avions eu un rapide aperçu depuis Marrakech mais nous avions sous nos yeux un exemple réel. La pauvreté, les modes de vie, les jeunes enfants « seuls » et les ressources économiques sans oublier les techniques et moyens de travail son impressionnant. Ca fait vraiment bizarre et fait réfléchir...
Cette balade s’est soldée par un thé chez l’habitant ce qui nous a permis de découvrir les maisons et les modes de vies des Marocains. Malheureusement les habitants n’ont pas pris le thé avec nous ce qui est dommage.

Enfin, nous avons rejoint notre hôtel se trouvant à quelques kilomètres de là. C’est bizarre d’avoir de l’eau en tournant un robinet et de l’électricité en appuyant sur un interrupteur après ce que l’on a vu aujourd’hui...

 
« DébutPrécédent71727374757677SuivantFin »

Page 76 sur 77