Salvador, bien plus qu’une architecture coloniale et de la capoeira PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Dimanche, 12 Février 2012 14:05

Un retour de vacances mouvementé, telle pourrait être la description de ce que j’ai vécu après mon mois de voyage dans l’Etat de Bahia, entre décembre et janvier. Reprise du travail, démarches administratives, contrat de location à terminer, installation d’une maison…et reprise des sorties avec les copains. Ces dernières semaines ont été bien remplies…mais voici enfin quelques nouvelles et photos de mes vacances.

Le Palacio Rio Branco, sur la Praça Municipal

Le Palacio Rio Branco, sur la Praça Municipal

Salvador, donc. Après une première nuit dans l’ultra touristique quartier du « Pelourinho », je me rends à la « Feira São Joaquim », le marché local. Avant toute chose, je souhaite essayer de m’imprégner de la ville, de son ambiance et voir comment les locaux vivent. A peine arrivé au marché et déjà les vendeurs ambulants abordent les passants pour leur proposer tout type de médicaments, principalement du viagra (surement des faux) ! Lorsqu’on pénètre dans les ruelles du marché, les odeurs sont fortes, accentuées par un soleil qui tape fort. Des arômes bien différents se mélangent : odeurs de poulets (vivants), de viande rouge qui a prit le chaud, d’épices en tout genre, de fruits et légumes…et de pleins d’autres choses non identifiées. Ces mélanges d’odeurs me rappellent un petit peu l’Asie, c’est parfois un petit peu trop fort mais ça donne de la vie au lieu.

La Feira São Joaquim, sa viande et ses odeurs, Salvador

La Feira São Joaquim, sa viande et ses odeurs, Salvador

Pendant plusieurs heures je me balade sur ce marché. J’observe vendeurs et clients négocier, me renseigne sur le nom et « l’utilité » de certains produits qui me sont inconnus, refuse poliment de me faire couper les cheveux ou raser la barbe et discute avec de nombreux vendeurs. Hormis un couple de français et leur fille, je ne croise pas d’étrangers ni touristes Brésiliens. Il faut dire que même si j’apprécie beaucoup ce moment passé à la feira São Joaquim, ce lieu pourrait rendre végétarien le plus grand amateur de viande : entre les morceaux de viande rouge à l’air libre et à la chaleur et les morceaux encore saignant transporter dans des brouettes rouillés, cela coupe légèrement la faim...

Un vendeur de viande au marché São Joaquim, oublions les normes de conservation !

Un vendeur de viande au marché São Joaquim, oublions les normes de conservation !

Après avoir vu l’un des visages du « vrai Salvador » avec ce marché, je fais un tour sur les plages de la ville qui donnent dans la Baie de Tous les Saints. Pendant plusieurs heures je me balade entre les plages de la ville, observant les gens vivre, discutant avec certains d’entre eux et m’offusquant devant les quantités de déchets jetés à la mer. En fin de journée je m’installe sur le remblai et discute avec des locaux. Ils me parlent de leur ville, s’étonnent que je voyage seul, me questionnent à propos de la France…et disent les 3 mots de français qu’ils connaissent. En musique de fond nous avons du « funk Carioca » ; aller à Salvador pour entendre de la musique de Rio de Janeiro, un comble !

Le Pelourinho, centre historique de Salvador

Le Pelourinho, centre historique de Salvador

Salvador, la première capitale du Brésil (1548-1763), possède une riche architecture coloniale ainsi que de nombreuses églises, tout particulièrement dans le quartier du Pelourinho. C’est, pour beaucoup, le principal attrait de la capitale Bahianaise, avec également la capoeira, art martial afro-brésilien. Mais je dois avouer que même si c’est « joli », que les églises sont richement décorées –parfois bien trop à mon goût- je n’ai pas accroché plus que ça au « Pelo ». C’est trop surfait, on nous demande de l’argent dès qu’on s’approche d’un groupe de capoeiristes, des vendeurs ambulants et guides essaient sans cessent de nous vendre leur produits ou services et il y a seulement des touristes...

Un peintre dans le Pelourinho, à Salvador de Bahia

Un peintre dans le Pelourinho, à Salvador de Bahia

Lors de mon dernier passage à Salvador, une personne de CouchSurfing m’a montré un nouveau visage de la ville. Après un tour dans une école de Capoeira située au fort de Salvador, elle m’a montré pleins de petits bars et restaurant très agréables. Pleins de lieux beaucoup plus authentiques que le Pelourinho, des lieux ou se rend la classe moyenne (et moyenne-haute ?) des Salvadorenses. Des endroits où l’on se sent bien et où on a plaisir à passer du temps. Ce quartier m’a permis de mieux découvrir et apprécier la ville. Disons que j’avais vraiment bien aimé le marché São Joaquim mais je n’avais pas trop accroché avec le « Pelo » (Pelourinho) qui est certes joli mais vraiment très touristique. La découverte de ce nouveau quartier me permet de finir sur une note positive et c’est sympa.

Un groupe de musique jouant au marché São Joaquim, à Salvador

Un groupe de musique jouant au marché São Joaquim, à Salvador

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Voyager en parlant la langue locale, un vrai bonheur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 13 Janvier 2012 00:51

J'ai d'excellents souvenirs de mes quelques mois de voyage en Chine, ça a vraiment été une superbe expérience, très enrichissante tant sur le plan humain que culturel. Durant ces quelques mois de vadrouille dans l'Empire du Milieu, j'ai toujours réussi à m'en sortir pour me déplacer, visiter, manger et dormir, soit à l'aide d'un guide de conversation soit avec l'universel langage des signes (et, dans les grandes villes touristiques, avec l'anglais). Malgré tout, j'ai trouvé vraiment frustrant de ne pas pouvoir échanger directement avec l'ensemble des locaux, dans leur propre langue. On peut bien sur discuter en anglais, parfois. Mais cela est possible avec une infime partie des Chinois (sauf dans les grandes villes), et surtout cela n’est possible qu’avec une certaine classe sociale, qu’avec des gens qui ont pu étudier. Et lorsque les échanges avec les locaux ne sont pas possibles dans leur langue maternelle, c'est l'un des plus importants et intéressants aspects du voyage qui disparait. C'est notamment pour cela que j'avais souhaité, après la Chine, me rendre dans un pays dans laquelle la langue est plus abordable, de manière à ce que je puisse l’apprendre.

Durant quelques semaines, j’ai voyagé dans le Nordeste, sac sur le dos, comme j'aime tant le faire. Cela me manquait, que ça fait du bien de reprendre un peu la route ! Et cette fois ci, contrairement à mes pérégrinations en Chine, je parle la langue locale. Alors bien sûr je fais encore des fautes, (bien sur ?) mon accent est assez (même très) prononcé, mais je me fais comprendre et je comprends mes interlocuteurs lusophones. Quel bonheur de pourvoir échanger avec tout le monde grâce à une langue commune ! Quel bonheur de pouvoir faire de vraies phrases pour demander quelque chose. Quel bonheur de pouvoir discuter avec tout le monde, dans le bus, au marché, sur la plage, dans les montagnes ou dans la rue. Quel bonheur de pouvoir, pendant 30 ou 45 minutes, discuter avec un « vendeur de boissons » (« barman » ?) sur le marché local (le vrai, là où les locaux font leurs courses, pas celui où les touristes se rendent pour acheter des souvenirs).

Un vendeur de la Feira São Joaquim à Salvador (Bahia)

Un vendeur de la Feira São Joaquim à Salvador (Bahia)

Voyager en parlant la langue du pays transforme complètement le voyage. Ca transforme les échanges que l’on peut avoir avec les locaux, mais également la relation avec eux. Dès qu’on parle la langue locale, les gens sont davantage avenants, leur regard sur nous change. A tord ou à raison, les français seraient particulièrement sensibles à cela, à en croire de nombreux étrangers qui voyagent en France.

Parler la langue du pays, c’est aussi mieux connaitre et comprendre le pays. Ca permet d’échanger vraiment, sur le fond, avec des personnes de tous les niveaux sociaux. Parler portugais m’a permis de découvrir et de mieux comprendre la vie du « vendeur de boissons » de la photo ci-dessus. Sa vie, ses bonheurs, ses tristesses, ses réussites, ses difficultés à recevoir la retraite à laquelle il a le droit, sa bataille avec l’Etat pour toucher cette même retraite alors même que la justice lui a donné 2 fois raison, etc. Voyager et découvrir un pays, c’est avant tout faire des rencontres et découvrir un peuple. Et le faire en pouvant échanger avec tout le monde est génial !

Alors bien sûr il est agréable de voyager dans des pays dont on ne parle pas la langue, cela permet d’être « dépaysé » dit-on. Je voyagerai encore dans ce type de pays, mais cette possibilité et simplicité des échanges me manqueront surement.

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Message des plages Brésiliennes : bonne et heureuse année 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Dimanche, 01 Janvier 2012 14:57

Samedi 31 décembre 2011, 4H20. Le réveil sonne. Malgré l'heure matinale je saute du lit, pas de temps à perdre. Une douche rapide, je fini mon sac puis prends la direction du port de l'Ilha de Boipeba, sur la côte Bahianaise (Nordeste). La mission du jour est simple : rejoindre Itacaré, proche à vol d'oiseau mais éloigné en transport local, d'ici la fin de la journée. Sachant que je n'ai pas pu acheter de billet de bus...

Quelques heures de bateau plus tard me voila à Valença. Le guichetier m'informe qu'il n'y a plus de place dans le bus direct pour Itacaré, j'achète donc un billet avec changement. Je passe finalement tout le voyage dans le même bus sans en sortir, je ne cherche pas à comprendre comment...même au bout de 2 ans certains aspects me surprennent toujours au Brésil.

J'arrive à Itacaré en début d'après midi, le timing est parfait. Mais le Brésil devient "fou" pour le réveillon, toutes les côtes du pays sont prises d’assauts par les touristes (principalement Brésiliens). Du coup les prix s'envolent (jusqu'à 3 ou 4 fois plus cher) et tout est réservé depuis des semaines. Alors forcément, quand on décide comme moi de ne pas planifier son voyage, ça complique les choses. Mais je pense qu'on trouve toujours une solution, il suffit d'être patient, "démerdard" et peu compliqué. Quelques dizaines de minutes plus tard et après avoir frappé à la porte de quelques pousadas et auberges de jeunesse, je dégotte l'autorisation de dormir dans le "jardin" d'une auberge / camping, le tout pour un prix totalement dérisoire. Les deux nuits les plus chers de l'année au Brésil seront mes deux nuits les moins chers de mon mois de voyage. Comme quoi, voyager au Brésil pour le réveillon sans planifier fonctionne, contrairement à ce que m'ont dit une immense majorité des Brésiliens. L'année 2011 se termine bien.

Plus tard je retrouve des copains de Belo Horizonte avec qui je passe le passage en 2012. La soirée se déroule (évidemment) à la plage, comme en 2009 lors de mon réveillon à Copacabana, les pieds dans l'eau de mer. Je suis avec des gens cool, la soirée est sympa, la musique est bonne -samba rock et reggae- et, comme le veut la tradition, nous sommes tous habillé en blanc. L'année 2012 commence bien, même si la fatigue est présente...

Je vous souhaite à tous, lecteurs occasionnels ou réguliers, une très bonne année 2012. Que celle-ci vous apport le bonheur, les rencontres et voyages que vous souhaitez. Et d'après un vieux gourou Brésiliens rencontré il y a quelques jours, pour être heureux en 2012 il faut lire régulièrement TravelSteph.com. Alors mettez toutes les chances de votre côté !

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En vacances, sac sur le dos dans le Nordeste PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 16 Décembre 2011 12:28

En vacances ! Après près d'un an sans congés je suis, depuis vendredi soir dernier, en vacances. La dernière semaine à Rio a été particulièrement chargée, avec pas mal de boulot, un peu de sport, quelques sorties mais aussi un déménagement express à effectuer - j'ai appris mercredi soir que je devais quitter la chambre que je louais avant de prendre mon avion samedi après midi. Si tout se passe bien je devrais retourner dans cette maison, toujours en collocation, courant janvier. Bref, à suivre...

Maintenant, après 11 mois de contrat de travail local Brésilien et avec un mois d'anticipation, je suis donc en vacances. Et autant dire que je vais tout faire pour en profiter, car au Brésil nous avons seulement 4 semaines par an (30 jours calendaires), à prendre en 1 ou 2 fois (soit 30 jours, soit 10 + 20 jours).

Pour ces vacances de Noël je n'ai pas prévu de rentrer en France, j'ai décidé de voyager et découvrir davantage ce grand pays qu'est le Brésil. Après quelques jours à Salvador, je suis maintenant dans la Chapada de Diamantina, de jolies montagnes dans les terres.

Je pars dans quelques minutes faire un treck de 4 jours, loin d'internet. Evidemment vous aurez droit à des articles et photos prochainement !

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Pedra da Gavea, une balade sympa et une vue magnifique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mercredi, 30 Novembre 2011 02:39

La Pedra da Gavea est l’une des montagnes qui fait le charme de Rio de Janeiro. Situé en bord de mer, le plus grand monolithe du monde sur un littoral participe au festival de couleurs qui fait (notamment) la beauté de la Cidade Maravilhosa. Positionnée dans le Parque da Tijuca, entre les quartiers de São Conrado et de Barra da Tijuca, la Pedra da Gavea permet aussi d’accéder à l’une des plus jolies vues que propose la ville.

Vue sur Barra da Tijuca depuis la Pedra da Gavea à Rio de Janeiro

Vue sur Barra da Tijuca depuis la Pedra da Gavea à Rio de Janeiro

Il m’aura pourtant fallu près de 2 ans avant de faire la randonnée pour atteindre le sommet de cette montagne, à 842 mètres au dessus du niveau de la mer. La randonnée est relativement tranquille mais il existe un passage un peu plus difficile sur une quinzaine de mètres et cela refroidi plus d’un Carioca. Certains s’encordent mais cela n’est pas obligatoire ; il faut néanmoins rester vigilant.

Petit passage « d’escalade » pour atteindre le sommet da Pedra da Gavea, à 842 mètres d’altitude

Petit passage « d’escalade » pour atteindre le sommet da Pedra da Gavea, à 842 mètres d’altitude

Bref, j’ai profité d’un dimanche ensoleillé mi septembre et d’un groupe de CouchSurfing pour enfin prendre un peu de hauteur et avoir un nouveau point de vue sur la ville. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça vaut vraiment le coup !

La magnifique ville de Rio de Janeiro avec ses montagnes, sa mer, son lac et sa baie

La magnifique ville de Rio de Janeiro avec ses montagnes, sa mer, son lac et sa baie

La vue depuis le sommet du Pedra da Gavea permet une nouvelle fois de voir d’importants contrastes. Sur la photo ci-dessus, on aperçoit au premier plan le golf de São Conrado puis quelques belles maisons. Plus loin, à flan de colline, on retrouve la favela de Rocinha, la plus grande du Brésil (environ 120 000 habitants) avant d’arriver, au fond, à la « Zona Sul » avec notamment les chics et riches quartiers d’Ipanema, Leblon et Gavea.

Les « dois irmões » (deux frères), la plage d’Ipanema et Niteroi (au fond)

Les « dois irmões » (deux frères), la plage d’Ipanema et Niteroi (au fond)

J’ai créé un album photos avec d’autres clichés de cette randonnée au Pedra da Gavea, n’hésitez pas à y jeter un œil.

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