Arraial de Cabo, dépaysement total garantie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Samedi, 05 Mai 2012 14:39

Lorsqu’on évoque les plages Brésiliennes, on pense souvent à celles de Bahia ou à la célèbre plage de Copacabana. Pourtant, et à proximité de la ville de Rio de Janeiro, il en existe bien d’autres qui sont magnifiques, telles que celles de Paraty et Trindade ou, encore plus belle à mon goût, d’Ilha Grande. Sur le littoral nord de l’Etat de Rio, les plages les plus connues sont sans conteste celles de Buzios.

Plus calmes et plus confidentiels, j’ai découvert il y a quelques semaines les plages d’Arraial de Cabo. A l’occasion d’un simple week-end de 2 jours, à environ 2h30 de route de Rio de Janeiro, ces plages sont vraiment superbes. Dépaysement total garantie !

Même si Rio de Janeiro est une ville très agréable, avec un environnement superbe (enfin, pas pour tout le monde, malheureusement), pouvoir se retrouver dans de tels endroits aussi rapidement est vraiment sympa. Il ne me manque plus qu’un bateau à voile ou savoir faire du kite surf pour profiter pleinement de ces endroits !

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Equiper une maison au Brésil : toujours plus grand, toujours plus beau, toujours mieux... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 20 Avril 2012 02:05
  • « Ce réfrigérateur est super, il faut qu’on l’achète », me dit Ana, une colocataire.
  • « Mais, il est énorme, c’est pour une famille nombreuse alors qu’on est seulement 3 personnes à vivre dans la maison. Et encore, on ne cuisine presque pas ! Nous n’avons pas besoin d’un réfrigérateur aussi grand et aussi cher », réponds-je.
  • « Oui, mais regarde, il est super, et en plus il a un grand congélateur, c’est pratique », me rétorque Ana.
  • « Un grand congélateur...pour mettre 4 pizzas, soit le maximum qu’on ait eu pendant 8 mois, ce n’est pas vraiment utile, si ? » Demandè-je, ironique.

Voici une discussion que j’ai eu avec une colocataire, après que nous ayons repris le contrat de location d’une maison. Au moment d’équiper ladite maison, les différences culturelles et les différences de consommation sont parfois revenus au premier plan…comme lors de l’achat de ce réfrigérateur. Il en a été de même pour le canapé, si je n’avais rien dit, Ana aurait fini par acheter un canapé 5 places qui ne serait même pas rentré dans le salon (j’exagère à peine) !

Ce sont ici de simples exemples, mais je trouve que d’une manière générale les Brésiliens sont très consommateurs, c’est parfois impressionnant. Je pense qu’ils consomment beaucoup plus « à l’Américaine » qu’à « l’Européenne ». Il suffit d’ailleurs de voir comme les grands shoppings sont prit d’assaut le week-end lorsqu’il ne fait pas assez beau pour aller à la plage. Je me rappelle d’ailleurs d’une discussion avec une Brésilienne qui nous expliquait qu’elle voulait changer son réfrigérateur (décidément !). Rodrigo, un Brésilien, lui demande pourquoi, et elle a simplement répondu « car l’autre est vieux », mais « fonctionne-t-il ? » demande alors Rodrigo, « oui, bien sur, mais il est vieux et plus très joli » a complété la brésilienne. Rodrigo, globalement peu consommateur et souvent étonné par la consommation à tout va de ses compatriotes a simplement, d’un regard, montré son incompréhension.

Frigo au Brésil

Le « fameux » réfrigérateur, et encore, ce n’est pas le plus grand qu'on ait vu !

Alors comment font les Brésiliens pour consommer autant, alors que le revenu moyen est de 1 200 Réaux (500 euros) et que les produits de consommation courante coûtent le même prix qu’en France ? Et bien c’est « simple », ils achètent à crédit. C’est réellement impressionnant...mais cela fera l’objet d’un propre article prochainement.

De mon côté je ne suis pas un grand consommateur. Je ne vais pas « acheter pour acheter », je le ferai si j’en ai besoin, pas ou peu « pour me faire plaisir » (surtout un réfrigérateur !). Il suffit de voir la tête de mon téléphone portable pour s’en rendre compte : un vieux Nokia acheté en 2005 et qui n’a pas eu une vie facile (voyages, navigations, chutes, humidités, etc.)... Mais tant qu’il fonctionne (et réponds à mes besoins, à savoir appeler et envoyer/recevoir des textos), pourquoi en changer ? Bon, j’avoue, il n’y a pas besoin d’être un « grand consommateur » pour vouloir changer ce téléphone, même en France peu de personnes l’utiliseraient encore…mais il rempli très bien son rôle !

Et vous, êtes-vous plutôt des consommateurs « à l’Américaine / Brésilienne » ou « à l’Européenne » ? Quels sont les biens pour lesquels vous êtes de grands consommateurs ? Votre comportement de consommateur a-t-il évolué au cours des dernières années ?

PS : dans mon article je parle de consommation « à l’Américaine » alors que je n’ai jamais mis les pieds aux Etats-Unis. Mais je pense –et je l’ai souvent lu ou entendu- que les Américains consomment « beaucoup », c’est pourquoi je me suis permis l’expression « à l’Américaine », mais peut-être ma vision est erronée...

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Noël sur les plages de Bahia, voyage ou vacances ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 10 Avril 2012 01:28

Je vous parle de Noël alors que nous sommes en avril. Noël est-il tant décalé lorsqu’on est dans l’hémisphère sud ?? Non, j’ai simplement « un petit peu » de retard dans la rédaction de mes articles...

Je quitte donc la Chapada Diamantina le 23 décembre, alors que les touristes se font plus nombreux. Suite à un rapide passage à Salvador, je m’apprête à changer totalement de décors : après les montagnes, direction les plages. Réputés pour être parmi les plus belles du pays, les plages de l’Etat de Bahia s’étendent sur plus de 900 kilomètres.

Sable blanc, mer bleue et palmiers à Itacaré - Bahia

Sable blanc, mer bleue et palmiers à Itacaré - Bahia

La première étape de cette « seconde partie » de mon voyage est Morro de São Paulo, sur l’Ilha de Tinharé. Il s’agit d’un ancien village de pécheur devenu, au fil des années, une station balnéaire prisée de la côte Bahianaise. Je débarque sur l’ile le 24 décembre sous un grand soleil et, après avoir trouvé une auberge de jeunesse, je me balade sur les différentes plages proches de Morro de São Paulo. C’est la troisième fois que je passe Noël dans l’hémisphère sud et j’ai toujours la même sensation : celle de ne pas être en période de Noël. J’ai été tellement habitué, pendant des années, à ce que Noël rime avec froid, pluie, neige, journées courtes et décorations de noël dans les rues que me balader en short, t-shirt et tongs sur la plage ne met pas dans « l’ambiance de Noël ».

En 2009, lors de mon premier Noël au Brésil nous avions, dans l’auberge de jeunesse ou j’étais, fait un « diner spécial » pour l’occasion et ça avait été bien sympa. Cette fois-ci, une soirée en « boite de nuit » est organisée ; c’est un autre style de Noël ! Au final je retrouve quelques personnes de l’auberge de jeunesse dans laquelle je loge et nous allons boire un verre ensemble. J’avoue que je trouve un peu dommage de n’avoir rien fait de spécial, un diner comme en 2009 aurait été bien plus sympa. Du coup j’ai l’impression de ne pas vraiment avoir fêté Noël en 2011. Mais ce n’est pas bien grave, il y en aura d’autres !

Peinture d’un bateau de pêche à Morro de São Paulo - Bahia

Peinture d’un bateau de pêche à Morro de São Paulo - Bahia

Pendant plusieurs jours je me balade sur l’ile de Tinharé, parfois sur les plages, parfois sur les collines de l’ile. Comme souvent au Brésil, la « ville » est bien remplie de touristes mais dès qu’on marche 15 ou 20 minutes, on se retrouve au calme avec beaucoup moins de monde autours de soit.

Eaux turquoises à Boipeba - Bahia

Eaux turquoises à Boipeba - Bahia

Je prends ensuite la direction de l’ile situé au sud : l’ile de Boipeba. Un bateau de transport local, un bus, un autre bus, un autre bateau : il m’a fallu un peu de temps pour rejoindre Boipeba depuis Morro de São Paulo mais j’aime voyager de cette manière, comme les locaux et en transports lents. Ce permet de mieux s’imprégner des lieux, de mieux découvrir les gens, de créer des opportunités pour discuter avec des gens de divers horizons.

Lorsque j’arrive à Boipeba, la plupart des pousadas sont complètes et l’unique auberge de jeunesse que je trouve est hors de prix. Je vais d’adresse en adresse pour trouver une chambre à un prix raisonnable. Une négociation efficace me permet de diviser le prix par trois, je trouve donc une chambre à un prix raisonnable.

Plage calme à Boipeba - Bahia

Plage calme à Boipeba - Bahia

Je pose mes affaires et vais bouquiner au calme sur une plage. Sur le chemin du retour...je croise un groupe de 3 voyageurs avec qui je partageais le dortoir à Morro de São Paulo quelques jours plus tôt. Ils ne devaient plus être à Boipeba à cette date mais ils ont bien aimé l’ile donc ils y sont restés ! Je passe la fin de journée et la soirée avec eux ; notre groupe est international avec une Néo-Zélandaise, une Namibienne, un Sud Africain et donc un français. Je retrouve avec eux les rencontres de voyage que j’apprécie tant, ça fait plaisir ! Après quelques bières sur la plage, nous nous offrons un « festin de tapiocas ». Les tapiocas sont des crêpes faites à partir des racines de manioc amer. J’aime bien ça et en mange régulièrement mais la, c’est une autre échelle, ceux la sont vraiment excellents. Et en plus, ils ne sont vraiment pas chers. Autant dire que gourmand comme je suis, j’en mange une quantité non raisonnable, qu’ils soient salés ou sucrés...

Longue et belle plage à Itacaré - Bahia

Longue et belle plage à Itacaré - Bahia

En journée, je parcours des kilomètres et des kilomètres sur les plages souvent désertes de l’ile. Plus calmes mais également, je trouve, plus jolies, les plages de Boipeba ont ma préférence à celles de Morro de São Paulo.

Hormis le « groupe des 3 » que j’avais déjà rencontré, je trouve qu’il est assez difficile de rencontrer d’autres voyageurs sur cette partie « plage » de mon voyage. Autant cela était très simple et vraiment sympa dans la Chapada Diamantina, autant cette fois-ci c’est plus délicat. Je pense que ces deux parties sont totalement différentes : dans la Chapada, les gens « voyagent », sur les plages, les gens sont « en vacances ». Il n’y en a pas un qui est mieux que l’autre, mais les deux sont bien différents. Je pense qu’en voyage, on veut découvrir de nouvelles personnes et cultures, de nouveaux lieux et rencontrer d’autres voyageurs. En « vacances », on vient généralement avec des copains pour s’amuser ou se reposer, mais on cherche moins à rencontrer d’autres voyageurs ou vacanciers. Et j’avoue, je préfère généralement les « voyages » aux « vacances » ; disons que la Chapada Diamantina me correspondait davantage. Du coup, il m’arrive de m’ennuyer un peu dans cette partie « plage »...

Promeneurs sur une plage de Boipeba - Bahia

Promeneurs sur une plage de Boipeba - Bahia

31 décembre 2011. 04H20. Le réveil sonne. Une douche rapide et je traverse une ville endormi pour rejoindre le port de l’ile. Le capitaine du bateau semble sortir tout juste du lit, et les quelques passagers sont guères plus réveillés. On s’éloigne du quai, seul le bruit du moteur de l’embarcation se fait entendre à travers cette fin de nuit. Petit à petit, le jour se lève pendant que notre bateau glisse sur l’eau, paisiblement. Encore un transport lent et local, encore un transport qui me plait.

Deux bus et quelques heures plus tard j’arrive à Itacaré, lieu parait-il « hippie » de la côte Bahianaise. La description de ma mission est assez simple : trouver un logement. Sa réalisation est nettement plus compliquée. Le réveillon est « la » période de l’année pour les voyages au Brésil. Du coup tout le monde réserve des mois à l’avance et dans de nombreuses villes, voir sur toutes les côtes du pays, tous les hôtels sont pris d’assaut. Evidemment les hôteliers en profitent en proposant des « packages » (souvent 3 ou 4 nuits minimum) à des prix élevés. Je fais donc du porte à porte à demander le logement le moins cher possible. Je trouve quelques pousadas qui ont encore de la place, mais c’est trop cher pour moi. Puis je discute avec cet anglais qui tiens une auberge de jeunesse, il a encore des places en dortoir mais la encore le tarif est élevé. Entre deux phrases et après lui avoir indiqué que je n’ai pas de tente, je demande si je peux « dormir sur le petit coin de pelouse, la devant ». Il se marre…et accepte ! Marché conclu. Je passe finalement 3 ou 4 nuits dans mon duvet, directement sur l’herbe. Tant qu’il ne pleut pas, tout va bien. Quand des gouttes tombent, ça se complique un peu, mais je ne suis pas en sucre !

Bord de mer à Morro de São Paulo - Bahia

Bord de mer à Morro de São Paulo - Bahia

Pour le réveillon, je retrouve Mariana, une copine de Belo Horizonte, qui est en vacances avec son copain et quelques amis. Nous passons le réveillon sur la plage, sympa ! Ca me change du froid Parisien de l’année dernière... La soirée est bien sympa, même si je suis fatigué et que ce réveillon n’est pas aussi grandiose que celui de Rio de Janeiro, vécu pour le passage en 2010.

Les jours suivants, j’ai continué à me balader sur les différentes plages, parfois seul, parfois avec le groupe de copains. C’était bien sympa, après près d’un mois de voyage, de retrouver des copains pour quelques jours.

Coucher de soleil à Morro de São Paulo - Bahia

Coucher de soleil à Morro de São Paulo - Bahia

Même si les plages de Bahia sont jolies, j’ai nettement préféré la première partie de mon voyage, à Salvador et dans la Chapada Diamantina. Je pense que la Chapada me « correspond » davantage. Si c’était à refaire, j’y resterai quelques jours de plus, d’autant qu’un bon diner était prévu pour Noël !

Avant de reprendre la direction de Rio de Janeiro, j’ai fait un détour par Itaparica, juste à côté de Salvador. Là bas, j’ai revu un copain français que je n’avais pas vu depuis...2 ans ! Et j’ai également recroisé le « groupe de 3 » composé de la Néo-Zélandaise, de la Namibienne et du Sud-Africain. Sympa ! Le Brésil est finalement un peu pays...

PS : j’ai créé trois albums photos : un pour Morro de São Paulo, un autre pour Boipeba et un dernier pour Itacaré.

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Chapada Diamantina : nature, randonnées et rencontres de voyage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mercredi, 21 Mars 2012 02:23

Suite à la parenthèse du carnaval passé à Recife – Olinda, je reviens vous parler de mon mois de voyage dans l’Etat de Bahia en décembre et janvier dernier. Oui, l’ordre chronologique n’a pas été respecté, mais est-ce important... ?

Après quelques jours à Salvador, je décide de prendre la direction du « Parque Nacional da Chapada Diamantina ». Situé dans les montagnes et plateaux de la chaîne Sincora, ce parc national est l’un des plus connu du Brésil. Avec la collaboration d’Aline et Virginia, deux Belorizontinas (habitantes de Belo Horizonte dans le Minas Gerais) rencontrées à la gare routière, je réussi à acheter la dernière place dans le bus en direction de Lençois, la principale ville de la Chapada Diamantina. J’ai de la chance ! Lorsque j’arrive à destination, en plus des deux brésiliennes qui m’ont aidées à avoir une place dans le bus, j’ai fait connaissance de Sabrina, une brésilienne de Salvador, adepte de CouchSurfing (elle me montrera des quartiers très sympas de Salvador lorsque j’y repasse), et de Marie, une française en vacances au Brésil.

Cliché classique de la Chapada Diamantina, Bahia

Cliché classique de la Chapada Diamantina, Bahia

Rencontrer des gens de différents horizons est quelque chose que j’affectionne particulièrement, ce début de voyage se déroule donc très bien. Les trois brésiliennes ont réservés un logement, les deux « frenchies » (la française et moi), évidemment, n’avons rien. Plus qu’une simple coïncidence, c’est une vraie différence culturelle. Ce n’est pas bien de faire des généralités mais...d’une manière générale les brésiliens partent peu « à l’arrache » sans prévoir transport, logement et parfois même circuit complet avec antécédence. Les Européens, eux, le font beaucoup plus facilement, et j’en suis un bon exemple...

Joli paysage de la Chapada Diamantina, Bahia

Joli paysage de la Chapada Diamantina, Bahia

Pendant 2-3 jours je me balade autours de la ville de Lençois, parfois avec Marie –nous partageons un dortoir de 8 lits-, parfois avec une anglaise –du même dortoir- et parfois seul. Ces balades sont toutes très faciles, agréables et propose des paysages ou cascades sympas. Mais soyons clair, je souhaite découvrir la Chapada Diamantina en partant plus longtemps qu’à la journée, j’aimerai effectuer une randonnée de 4-5 jours. Pour cela il est « obligatoire » d’avoir un guide, les chemins ne sont pas balisés et il n’existe pas de carte digne de ce nom. Mais les guides coutent chers, très chers, il faut donc un groupe de plusieurs personnes pour diminuer un peu les frais. C’est en mangeant des « crêpes bretonnes » dans un petit restaurant de Lençois que je recroise Aline et Virginia, les deux Belorizontinas rencontrées dans le bus. Avec leur groupe de copains, ils souhaitent également faire une randonnée de plusieurs jours. Banco, on partira ensemble ! Ca sera la Vale do Pati, sur 4 jours.

Paysage lors du treck de la Vale do Pati, Chapada Diamantina (Bahia)

Paysage lors du treck de la Vale do Pati, Chapada Diamantina (Bahia)

Notre groupe comprend six personnes plus deux guides. Personnellement j’aurai opté pour un guide professionnel, certes plus cher mais qui a un réel apport concernant les lieux, la faune, la flore, etc. (si cela vous intéresse, je peux d’ailleurs vous passer un bon contact). Nous avons finalement deux « guides de rue », qui connaissent les chemins mais dont l’apport reste limité. D’ailleurs, le manque de professionnalisme de l’un d’eux lui a couté cher : pour les 30 dernières minutes de marche du premier jour il a remplacé ses chaussures de randonnée par des sandales ouvertes…et il s’est fait mordre par un serpent. Après avoir passé la seconde journée au lit, il a du être évacué car son pied ne cessait de gonfler.

Vu de la Chapada Diamantina, lors de la randonné Castelo

Vu sur la Chapada Diamantina, lors de la randonnée Castelo

Le fonctionnement démocratique de notre groupe nous a également fait dormir « chez l’habitant » et non sous la tente. Soyons clair, les échanges avec les « habitants » sont assez limité, on a par contre l’occasion de rencontrer d’autres groupes qui effectuent des trecks de quelques jours. Un couple de français (d’ailleurs recroisé 10 jours plus tard à 500Km de la !), deux hollandaises avec qui j’avais failli partir faire un treck 2 jours plus tôt…et deux « gringos » (étrangers) perdus depuis 2 jours. Ce couple anglo-bolivien est parti sans guide pour une randonnée de plusieurs jours, mais ils ont eu quelques problèmes d’orientation. Complètement perdus, ils ont passés leur première nuit dans un endroit peu propice au camping, dans une tente qui prenait l’eau à cause d’une forte pluie. Lorsque nous les rencontrons au bivouac, ils récoltent des informations et conseils pour atteindre le village de Capão le lendemain. Après une bonne nuit, ils quittent le campement à 6h00 pour arriver tôt à destination.

chemin pour rejoindre le village do Capão dans Chapada Diamantina, Bahia

Le chemin pour rejoindre le village do Capão dans Chapada Diamantina, Bahia

Le lendemain, justement. Nous mettons un peu de temps à décoller et commençons à marcher vers 8h00, en direction de « Chachoeirão » (« grande cascade »). Alors qu’on marche depuis environ 1h30…on tombe sur le couple anglo-bolivien. Ils sont la, au milieu de rien. Perdu. De nouveau, perdu. On ressort la carte et leur explique comment atteindre le fameux village de Capão. L’anglais ne parle pas du tout portugais et sa copine bolivienne parle « portunhol » (mélange d’espagnol et portugais) et manifestement ils n’ont pas bien compris les informations qui leurs ont été passées la veille ; ils ont pris à gauche au lieu de prendre à droite...

Les deux randonneurs perdus (à gauche) demandent leur chemin – Chapada Diamantina, Bahia

Les deux randonneurs perdus (à gauche) demandent leur chemin – Chapada Diamantina, Bahia

Ils décident finalement de retourner au campement pour se reposer. Ils passeront les deux jours suivants à marcher avec nous, probablement le meilleur moyen de ne pas se perdre ! Même s’il faut bien avouer que ça n’avait vraiment pas l’air de les préoccuper d’être perdus pendant plusieurs jours. En plus de nos conseils géographiques, ils ont accepté très volontiers notre nourriture. Ils n’avaient en effet plus grand-chose à manger et avaient très faim...

L’eau rouge des rivières de la Chapada Diamantina, Bahia

L’eau rouge des rivières de la Chapada Diamantina, Bahia

Pendant plusieurs jours nous marchons dans la Chapada Diamantina, découvrant des paysages très sympas. Nous profitons des cascades pour se rafraichir, même si l’eau est parfois bien froide... Pour s’hydrater, nous buvons directement l’eau des cours d’eau, classique. La particularité ici est que l’eau…est « rougeâtre ». Elle contient une forte dose de fer et de nombreux minéraux ; tout ça est bon pour la santé parait-il (à condition de ne pas en abuser), mas au début on hésite un peu quand on voit la couleur de l’eau dans la bouteille.

Votre serviteur qui boit de l’eau rougeâtre, Chapada Diamantina, Bahia

Votre serviteur qui boit de l’eau rougeâtre, Chapada Diamantina, Bahia

De retour à Lençois, je fais de nouveau quelques randonnées à la journée. Seul, en groupe ou accompagné (notamment) de Feberika, une brésilienne qui travaille dans une agence de voyage et qui connaît très bien la région pour y habiter depuis toujours.

Les soirées étaient calmes mais très sympas, avec de nouveau pleins de rencontres d’autres voyageurs : un Belge tombé amoureux du Brésil et qui vient souvent y passer ses vacances, un Allemand qui voyage à travers le pays après avoir été bénévole dans une association pendant quelques mois, un couple de français qui voyage autour du monde pendant une année, une Belge découvrant le pays et pleins de personnes, locaux ou touristes, avec qui on se retrouve assis à la même table après les avoir croisés à de nombreuses reprises dans les (petites) rues de Lençois.

La Cachoeira do Sossêgo dans la Chapada Diamantina, Bahia

La Cachoeira do Sossêgo dans la Chapada Diamantina, Bahia

J’ai été très content de mon (court) voyage d’une dizaine de jours dans la Chapada Diamantina. Bien sur, la beauté du lieu, mais surtout les rencontres effectuées pendant ces 10 jours étaient vraiment sympas. Pour moi, le voyage est la découverte d’un lieu, des habitants qui y vivent et de la manière dont ils y vivent. Mais c’est aussi et surtout des rencontres. La rencontre des locaux comme à Diamantina (la ville, en 2009), Brasília ou Salvador et la rencontre d’autres voyageurs, comme ici dans la Chapada Diamantina. Ces rencontres de gens différents, ayant des histoires, des vécus, des cultures et des visions des choses différentes sont toujours agréables et enrichissantes. Et ces « rencontres de voyage », en tout cas celles vécues dans la Chapada Diamantina, étaient toutes d’une simplicité et spontanéité appréciables.

Le groupe à la fin du treck, avec 2 marcheurs en plus mais un guide en moins – Chapada Diamantina

Le groupe à la fin du treck, avec 2 marcheurs en plus mais un guide en moins

J’ai bien entendu crée des albums photos de cette dizaine de jours dans la Chapada Diamantina, n’hésitez pas à y faire un tour. Un moyen de découvrir la Chapada Diamantina depuis chez vous !

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Le carnaval de Recife - Olinda, un carnaval haut en couleur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Lundi, 05 Mars 2012 02:22

A la question « quel est le meilleur carnaval du monde ? », nombreux sont ceux qui répondraient « celui de Rio de Janeiro ». Avec celui de Venise en Italie, le carnaval de Rio est probablement le plus connu à travers la planète. Mais au Brésil de nombreuses personnes ne seraient pas d’accord et citeraient, notamment, les carnavals de Salvador ou de Recife. Après avoir passé deux carnavals à Rio (en 2010 et 2011), il était temps que j’aille voir ce qui se fait ailleurs… C’est pourquoi je me suis rendu à Recife, dans l’Etat du Pernambouc, pour le carnaval de cette année. D’après certains, il s’agit du plus grand carnaval du monde ; d’autres affirment que celui de Rio rassemble désormais davantage de personnes. Difficile de savoir ce qu’il en est vraiment…et de toutes les manières le nombre de foliões n’est pas forcément un critère de qualité.

Artiste jouant du frevo lors d’un bloco du carnaval de Recife - Olinda

Artiste jouant du frevo lors d’un bloco du carnaval de Recife - Olinda

Je quitte Rio de Janeiro sous un grand soleil et j’arrive à Recife sous la pluie avec 25ºC, un vrai temps hivernal ! Comme toujours lorsqu’il n’y a pas de dangers particuliers je préfère le bus au taxi, et tente de me repérer dans cette ville « bizarrement faites », avec notamment plusieurs rivières. Je traverse la fin du bloco « Galo da Madrugada » qui réunit 2 millions de personnes (record mondial), rien que ça ! Je finis par arriver chez Déborah, la cousine d’une copine d’une copine… Je ne connais pas du tout Déborah mais elle va me recevoir pendant une semaine, vive le carnaval ! La vue de chez elle est très sympa, j’en profite rapidement pour repérer les différents quartiers puis prends la direction d’Olinda. Olinda est une petite ville proche de Recife, en plus d’être jolie, elle accueille une grande partie des blocos du carnaval de Recife - Olinda. Je découvre ses petites rues avec des maisons colorés. Je découvre également les centaines de milliers de foliões réunis pour faire la fête et au milieu de toutes ces personnes je retrouve Déborah et ses amis.

Dès le début, dès le premier bloco auquel je participe, l’ambiance est excellente. Tout le monde danse et chante en suivant le bloco qui se balade dans les rues de la ville.

La foule danse et chante lors des blocos du carnaval d’Olinda

La foule danse et chante lors des blocos du carnaval d’Olinda

L’ambiance est bon enfant, tout le monde est heureux d’être la. Les déguisements sont colorés comme les rues et les décorations. Toutes ces couleurs donnent encore plus de vie à ce carnaval. Le carnaval de Recife – Olinda reste très « spontané », les gens sont vraiment la pour s’amuser et faire la fête avant tout et cela est bien sympa.

Les couleurs sont au rendez-vous du carnaval d’Olinda

Les couleurs sont au rendez-vous du carnaval d’Olinda

Même si Rio a retrouvé son « carnaval de rue » depuis quelques années avec les « blocos », le carnaval de Recife / Olinda est bien différent du carnaval Carioca. La musique, d’abord. Cela dépend bien entendu de chaque bloco mais d’une manière générale on retrouve de la samba à Rio et du frevo à Recife et Olinda. La danse également, puisque celle-ci est souvent associée au type de musique. L’ambiance générale est différente. Je ne sais pas comment l’expliquer, peut-être les petites rues d’Olinda contrastent avec les étendues des blocos de Rio de Janeiro. Bref, les carnavals de Rio et de Recife - Olinda sont différents et c’est bien cool.

Mais, plus que tout, le carnaval d’Olinda est un carnaval de tradition. Les blocos même ont une histoire de plusieurs décennies. La musique et la danse restent dans une tradition bien ancrée. Et je suis le premier à être étonné à dire ça mais...ce côté traditionnel du carnaval d’Olinda est très sympa.

Le carnaval d’Olinda, un carnaval de tradition. Ici « l’âge » de certains blocos

Le carnaval d’Olinda, un carnaval de tradition. Ici « l’âge » de certains blocos

L’un des grands « plus » du carnaval de Recife est ce qu’ils appellent le « carnaval multiculturel ». En plus des blocos en journée, il y a le soir de nombreux concerts à travers le « Recife antigo », la partie historique de la ville. Ces concerts rassemblent des artistes très différents proposant des styles de musiques venant de tous horizons. Et la encore la foule est au rendez-vous. J’ai été impressionné par la ferveur populaire et l’ambiance générale lors du concert d’Elba Ramalho, une chanteuse Brésilienne, le 21 février lorsqu’elle était sur la scène principale du carnaval de Recife. Alors certes elle chantait des chansons populaires et connus de tous, mais tous les spectateurs, hommes comme femmes, jeunes comme plus âgés, chantaient à tue-tête en dansant. Pour un concert gratuit et en plein air, je n’avais encore jamais vu ça !

Lors des 4 jours du carnaval, 2,1 millions de personnes auraient arpentées les petites rues d’Olinda

Lors des 4 jours du carnaval, 2,1 millions de personnes auraient arpentées les rues d’Olinda

Dans la maison de Déborah, nous étions 9 à « squatter » pour le carnaval – bien sympa de rencontrer de nouvelles personnes comme ça, tout particulièrement durant le carnaval. Durant 5-6 jours nous avons donc été à des « blocos » en journée, à Olinda, et (parfois) à des concerts en soirée, à Recife. Belle complémentarité des deux villes (même si l’on trouve aussi des blocos à Recife et des concerts à Olinda) !

J’avais décidé d’aller à Recife - Olinda pour voir un autre carnaval et je n’ai vraiment pas été déçu de mon choix. Je dois avouer que quand je revois les vidéos réalisées pendant ce carnaval, j’en ai encore des frissons !

Le bloco « Eu acho é pouco » à Olinda, vraiment excellent !

Le bloco « Eu acho é pouco » à Olinda, vraiment excellent !

Alors si vous me posez de nouveau la question « quel est le meilleur carnaval du monde ? », j’aurai du mal à vous répondre tant ceux de Rio et de Recife - Olinda sont sympas et complémentaires. Et puis il en existe pleins d’autres au Brésil (et ailleurs), il me faut encore en découvrir avant de répondre. Comme l’indiquaient certaines pancartes à la fin du carnaval, il « manque 365 jours » pour le prochain. Vivement le carnaval 2013 !

PS : j’ai créé un album photos, faites y un tour pour ajouter couleurs et gaieté autours de vous !

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