La médecine au Brésil : coût très élevé et hallucinantes variations des prix PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Lundi, 05 Novembre 2012 02:06

Depuis mon arrivée au Brésil, j’ai malheureusement dû tester le système de soin local. Alors soyons clair, j’ai la chance d’avoir une assurance privée qui me permet d’utiliser des médecins privés, je ne suis (heureusement pour moi !) pas obligé de me faire soigner dans les hôpitaux publics. Ceux-ci semblent surchargés, avec peu de matériel et plutôt inorganisés ; c’est en tout cas ce que j’ai observé lors de mon unique visite dans un hôpital public (je n’ai donc peut-être pas une représentation exacte de la réalité).

Lorsque mon état de santé l’exige, je consulte donc des médecins privés. Certains acceptent le plan de santé dont je bénéficie par mon entreprise, mais la plupart de mes médecins le refusent. Car au Brésil, même avec un plan de santé local, seul les consultations des médecins qui acceptent ce plan de santé sont prises en charge. Et comme les médecins doivent payer une cotisation annuelle et sont peu payés par les plans de santé pour les consultations (souvent quelques dizaines de réais), les médecins qui le peuvent (globalement les meilleurs médecins) travaillent sans aucune affiliation à un plan de santé. Les consultations sont donc facturées « plein pot », et c’est douloureux pour le portefeuille : à Rio de Janeiro par exemple il faut compter environ 115 euros pour une consultation avec un généraliste et entre 180 et 200 euros pour la plupart des spécialistes. Lorsqu’un spécialiste se déplace lors d’une hospitalisation, les tarifs augmentent : j’ai déjà du payer jusqu’à 270 euros la consultation. Délirant !! Le point positif est qu’à ce prix la, les médecins prennent (en général) du temps avec leurs patients, j’ai déjà passé une heure avec un généraliste alors qu’il était près de 21h00.

Ces prix déraisonnables ne concernent pas seulement les consultations : les analyses, imageries, médicaments, etc. coûtent également des fortunes. Je me rappelle de ce petit matin ou je me suis rendu dans un laboratoire d’analyse pour faire des examens de sang. Certes il y avait de nombreuses analyses, mais le devis s’élevait tout de même à…1020 euros !! Soit l’équivalent de 4 salaires minimum. Ou alors ces médicaments pour lesquelles il m’était demandé 130 euros pour 30 petites gélules, alors qu’en France ce même médicament coûte environ 40€, 3 fois moins cher ! Les médicaments ne sont pourtant jamais pris en charge par les plans de santés Brésiliens, même les meilleurs. Il existe cependant un système d’aide d’accès aux médicaments considérés « essentiels » (programme « farmacia popular ») de manière à généraliser l’accès à ces médicaments.

Les « pharmacies populaires » pour aider l’accès aux médicaments jugés essentiels

Les « pharmacies populaires » pour aider l’accès aux médicaments jugés essentiels

L’une des particularités de la santé au Brésil c’est que, comme beaucoup de choses ici, on peut négocier les prix. Hormis les médicaments difficiles à trouver, on peut facilement négocier 10 ou 15% ; j’ai même eu 45% de réduction récemment en participant à un « programme » (il faut juste appeler et s’inscrire…en fournissant des informations forcément utiles par la suite pour le correspondant). A l’hôpital et même avec certains médecins il est possible d’avoir des réductions. Le plus étonnant reste tout même ces analyses de sang dont le devis s’élevait à 1020 euros. Après que le paiement par carte bancaire ait été refusé et en insistant pour avoir une réduction, mon interlocuteur m’a fait sortir du laboratoire d’analyse, m’a demandé de le suivre sur 15 mètres puis d’entrer dans un autre laboratoire. On m’a alors expliqué qu’il s’agissait du même groupe, que les analyses étaient réalisées avec le même matériel et au même endroit –il y avait en effet deux entrées mais un seul laboratoire d’analyse- mais que la facture couterait beaucoup moins cher. Pour les mêmes examens, analysés dont au même endroit, le devis est passé de 1020 euros à…315 euros, plus de 3 fois moins cher. A peine croyable ! Alors bien sur le service n’est pas le même, les horaires d’ouvertures sont plus restreints, etc., mais la différence de prix est hallucinante. Autant vous dire que je n’ai jamais remis les pieds dans le premier laboratoire d’analyses. Pour la santé comme pour le reste, il faut donc toujours tout négocier au Brésil.

Je vous souhaite bien évidemment de ne jamais en avoir besoin, mais je vous conseille très fortement de prendre une assurance santé si vous venez au Brésil. Si vous venez y vivre, étudier de près cette question car des problèmes de santé ou un accident peuvent compromettre fortement votre présence au Brésil si vous n’êtes pas correctement couvert.

Enfin, je souhaiterais indiquer que certes les prix sont très élevés, mais à mon sens les médecins brésiliens ont un niveau comparable à leurs homologues français ou américains. La situation est identique pour les examens : il est facile et rapide d’avoir, à Rio de Janeiro, un rendez-vous pour réaliser un examen. J’ai par exemple toujours réussi à prendre rendez-vous à l’horaire souhaité (très tôt le matin ou en soirée) pour réaliser les IRM, et cela dans des machines très récentes et de très bonnes qualités (plusieurs médecins en France m’ont dit ne jamais avoir vu d’images d’une telle qualité). Tout cela est malheureusement réserver à certaines personnes, tout le monde n’a pas un plan de santé qui rembourse ce type d’examen...

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« Si Dieu le veut » et les nombreuses références à la religion PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 19 Octobre 2012 01:02

Je ne vais pas me lancer, du moins aujourd’hui, dans un article sur les religions au Brésil. Un tel document serait surement passionnant, mais outre le fait d’être une sujet potentiellement sensible, il s’agit dans le cas du Brésil d’un exercice particulièrement compliqué du fait des nombreuses religions présentes ici, de leur importance et de leur puissance (économique, sociale, politique, etc.). Je précise cependant qu’il y a ici un très grand respect de chacun envers la religion des autres, beaucoup plus que dans de nombreux autres pays du monde, et c’est agréable.

« Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous » - Photo prise à la Feira São Joaquim (Salvador)

« Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous » - Photo prise à la Feira São Joaquim

Non, aujourd’hui je souhaite vous montrer simplement l’importante des références à Dieu –et à travers celles-ci des religions dans leur ensemble- dans la vie quotidienne Brésilienne. En effet, il n’y a pas un jour sans que l’on entende des expressions telles que « Dieu merci », « vas avec Dieu », « si Dieu le souhaite », « mon Dieu », « Dieu est fidèle » ou « seulement Dieu le sait ». Celles-ci sont employées partout et par tout le monde : collègues, amis, commerçants, etc.

S’agit-il cependant d’expressions de langage ou de réelles références à Dieu ? Pour en avoir parlé librement avec quelques Brésiliens, il semblerait que la plupart de ces expressions soient utilisées au sens premier, ils souhaitent réellement faire référence à Dieu. Mais ils arrivent, de temps à autre, qu’ils disent « Dieu merci » ou « vas avec Dieu » comme une simple expression sans lien avec une religion, plus comme un réflexe qu’autre chose.

Voici la mention « Dieu est merveilleux » dans un commerce du Nordeste

Voici la mention « Dieu est merveilleux » dans un commerce du Nordeste

Ces cas semblent cependant largement minoritaires. Il suffit d’ailleurs de voir que ces références ne sont pas seulement orales, mais également écrites. On retrouve de très nombreuses phrases avec Dieu à des endroits tous aussi différents les uns que les autres : autocollants sur les voitures (notamment « Dieu est fidèle ») ou dans les magasins, sur les murs, tatouages sur la peau, etc.

Cette grande présence des références à Dieu dans la vie quotidienne montre à quel point la religion est importante au Brésil. Ici, les gens parlent très ouvertement de leur religion, leurs croyances, leur implication dans leur église, etc. Et contrairement à certains endroits du globe, je trouve qu’il y a un grand respect à ce niveau, tant envers les religions elles mêmes qu’envers les individus pratiquants. J’ai l’impression qu’être croyant et pratiquant d’une religion au Brésil et le dire ouvertement n’entraine ni problème ni « moquerie ». Cela permet à chacun de vivre sa religion comme il le souhaite sans devoir « se cacher ».

D’après ce que j’ai observé, les expressions et « slogans » mentionnant Dieu sont généralement plus nombreux dans les régions pauvres, à l’échelle d’une ville comme à l’échelle du pays. Lors de mes voyages dans le Nordeste, par exemple, j’en ai énormément rencontré.

« Le soleil brille pour tout le monde quand Dieu le veut de cette façon. Le secret de mon succès, c'est Jésus »

« Le soleil brille pour tout le monde quand Dieu le veut de cette façon. Le secret de mon succès, c'est Jésus »

Ce qui est amusant dans cette situation c’est que lorsqu’un Brésilien dit « Dieu merci » ou « vas avec Dieu » à une autre personne, les deux n’ont pas forcément les même Dieu car l’un et l’autre peuvent avoir des religions différentes ! Mais cela ne pose aucun problème, ce qui est plutôt sympa.

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Anniversaire : déjà 3 ans au Brésil ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 02 Octobre 2012 01:00

1er octobre 2009 au petit matin, mon avion se pose sur le sol Brésilien après une grosse dizaine d’heures de vol. Me voila pour la première fois en Amérique du Sud, pour la troisième fois je commence à vivre dans un nouveau pays, après un an en Australie et 8 mois en Chine. Nouveau pays, nouveau continent, nouvelle langue, nouveau travail dans une nouvelle entreprise. Ce mois d’octobre 2009 est le début d’un nouveau défi, un défi comme je les aime, plein de nouveautés et d’inconnues !

1 095 jours plus tard je peux dire que je me suis vraiment bien adapté au pays et à la culture locale, il m’arrive même parfois qu’on me dise que je suis « vraiment Carioca ! ». Maintenant je parle couramment portugais, avec tout de même un accent (très) fortement prononcé ; certaines personnes trouvent ça exotique...alors que d’autres me regardent presque bizarrement, toutes savent immédiatement que je suis étranger. J’aimerai parfois pouvoir me fondre davantage dans la masse, mais entre cet accent et mon « physique de gringo », ce n’est pas évident.

Trois années pendant lesquels je me suis un petit peu baladé à travers le pays : dans le Nordeste à plusieurs reprises, dans le Minas Gerais, également à plusieurs reprises, à Brasilia, Foz de Iguaçu, Ilha Bella, São Paulo, Curitiba et, bien sur, à divers endroits de l’Etat de Rio de Janeiro. Mais le Brésil est un immense pays et il me reste encore de nombreuses choses à découvrir...

Après ces trois années ici je m’apprête à renouveler une nouvelle fois mon visa. Ces renouvellements ponctuent souvent la vie des immigrés, à des fréquences et avec des niveaux de difficultés qui dépendent de chaque pays, de chaque individu...et de chaque demande, au cas par cas. Me concernant, ça devrait cette fois-ci être rapide et facile...réponse dans 3 mois (mon actuel visa est valable jusqu’en 2013 donc je suis tranquille) !

Vu sur Rio de Janeiro depuis le Pain de Sucre

Vu sur Rio de Janeiro depuis le Pain de Sucre

En tout cas, le temps passe vraiment vite ! Et vous qui avez vécu ou vivez à l’étranger, le cap des 3 ans a-t-il changé quelque chose dans votre manière de vivre votre expatriation ? Et vous qui vivez dans votre pays, cela vous attire-il ?

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« Brésil - Un pays riche est un pays sans pauvreté », un slogan contre la misère PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Jeudi, 20 Septembre 2012 02:03

Malgré une nette amélioration ces 20 dernières années, tant par la croissance du pays que par les systèmes de redistribution de la richesse, il existe encore au Brésil des gens d’une « extrême pauvreté ». Une étude de l’IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistique) de 2011 indique qu’à travers le pays ce sont 16,2 millions de personnes qui sont « extrêmement pauvres » : 4,8 millions d’entre eux n’ont aucuns revenus et 11,4 millions de personnes ont des revenus compris entre 1 et 70 réaux (0 à 27€) par mois et par personne. D’après Tereza Campello, une ministre Brésilienne, la valeur de 70 réaux suit les indications des Nations-Unis.

Elue en 2010, la Présidente du Brésil Dilma Rousseff a fait de l’éradication de la misère la grande priorité de son mandat, notamment par l’intermédiaire d’un programme « Brésil sans misère » lancé l’année dernière. Depuis cette date, le slogan officiel du pays à également évolué pour être dorénavant « Brésil - Un pays riche est un pays sans pauvreté » (« Brasil – País rico é país sem pobreza » en version originale).

« Brésil - Un pays riche est un pays sans pauvreté » (« Brasil – País rico é país sem pobreza »)

Brésil - Un pays riche est un pays sans pauvreté (Brasil – País rico é país sem pobreza)

Il est intéressant de voir que ce combat contre la misère trouve référence jusque dans le slogan du pays. Celui-ci est affiché à la fin des publicités du Gouvernement Fédérale à la télévision ou sur les panneaux publicitaires dans la rue, à côté des annonces de travaux d’infrastructures, etc. Il démontre également une prise de conscience des politiques : le Brésil doit d’abord éradiquer son extrême pauvreté avant d’être considéré comme un pays riche. Les moyens mis en place et certains discours sont discutables, mais l’idée est louable.

Voici quelques chiffres concernant les 16,2 millions de Brésiliens « extrêmement pauvres » :

  • 46,7% d’entre eux vivent en zone rurale (pour l’ensemble de la population brésilienne, ce chiffre est de 15,6%),
  • 59,1% d’entre eux vivent dans le Nordeste, soit 18,1% de la population locale totale (dans le sud, ce chiffre est à 2,6%, cela démontre les énormes écarts de richesse entre le nord et le sud du Brésil),
  • 70,8% sont métisses ou noires,
  • 40% des indigènes sont dans cette situation d’extrême pauvreté.

Pour ces 16,2 millions de Brésiliens, le programme d’éradication de la misère a trois principaux axes de travail : la redistribution des richesses, l’accès aux services publics et l’intégration à la vie économique (aide, formations et éducation d’une manière générale). Malgré tout, le Brésil reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde.

Donc oui, le Brésil est en plein développement économique, mais la situation reste extrêmement préoccupante pour près d’une personne sur dix. Espérons que le programme d’éradication de la misère soit efficace. J’espère également que le slogan « Brésil - Un pays riche est un pays sans pauvreté » attire l’attention des classes moyennes, pour les sensibiliser aux inégalités, parfois méconnues, souvent ignorées. Le Brésil est dans la bonne voie mais il reste encore beaucoup à faire...

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Week-end à Curitiba, la découvre d’un « autre Brésil » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Vendredi, 24 Août 2012 02:53

Après m’être rendu à plusieurs reprises dans le Nordeste (voir la carte) j’ai décidé de prendre la direction du sud du Brésil pour découvrir de nouvelles choses. Le temps d’un week-end, je me suis rendu à Curitiba, la capitale du Paraná. Cette ville est réputée pour son « modernisme » en terme de réseau de transport et de triage des déchets, deux problématiques (parait-il) traitées à bras le corps dans les politiques locales.

C’est par un grand soleil et des températures agréables – autant dire que j’ai de la chance, car l’hiver à Curitiba n’est pas réputé pour son agréable climat - que j’ai découvert le musée dessiné et portant le nom de l’architecte brésilien le plus connu : Oscar Niemeyer. Ceux qui connaissent son style reconnaitront rapidement la touche de l’architecte ayant dessiné de nombreux bâtiments à travers le monde et tout particulièrement à Brasília.

Le musée Oscar Niemeyer à Curitiba

Le musée Oscar Niemeyer à Curitiba

En découvrant ce bâtiment en forme d’œil, j’avoue m’être posé la question « comment ça peut tenir ? ». Les architectes trouveront probablement cette question stupide, mais le porte-à-faux est tout de même important ! Le musée en lui-même contient quelques pièces intéressantes ainsi que des maquettes des principales réalisations de Niemeyer. Les fans d’architectures aimeront également l’exposition concernant les œuvres de João Filgueiras Lima, surnommé Lelé. C’est d’ailleurs marrant car j’ai découvert, lors de cette visite, pleins d’informations concernant un hôpital situé à quelques kilomètres de mon lieu de travail et devant lequel je passe quotidiennement. C’est un comble d’aller jusqu'à Curitiba pour en savoir plus alors que c’est situé dans mon environnement quotidien à Rio !

Le centre historique de Curitiba est sympa, bien qu’on en fasse rapidement le tour. Quelques cafés dans les rues piétonnes semblent agréables mais je n’ai pas eu le temps de m’y arrêter. J’y retournerai une prochaine fois ! Personnellement mon coup de cœur est décerné à la Praça da Espanha, la Place d’Espagne, située à une quinzaine de minutes du centre historique. Le samedi après midi les habitants s’y retrouvent pour discuter, jouer de la musique, bouquiner ou encore boire un verre. On y trouve également un rassemblement de belles voitures de collection, avec des propriétaires fiers de leurs « bijoux ». J’ai particulièrement aimé cet endroit par l’ambiance qui y règne : les gens sont la pour passer de bons moments entre amis, tranquillement et avec le sourire. Comme si le temps s’arrêtait. J’aime découvrir ces lieux ou les gens vivent, ou les locaux sortent. De temps à autres, passent devant la place une jolie Porche, une belle Ferrari ou une grosse Mercedes, nous rappelant que Curitiba est l’une des villes les plus riches du Brésil.

Est-ce que ça vient de cette richesse financière qui permet une meilleure scolarisation ou est-ce dû à l’histoire de cette partie du pays ? Probablement un peu des deux, toujours est-il que j’ai trouvé les Curitibanos polis et respectueux, que ce soit lorsqu’on leur demande un renseignement dans la rue ou dans la vie en communauté. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, les problèmes existent à Curitiba, notamment au niveau de la violence. La capitale du Paraná est, parait-il, proportionnellement plus dangereuse que Rio de Janeiro ou São Paulo. Une sordide histoire racontée par une anglaise qui dormait dans le même dortoir que moi pourrait confirmer cette situation.

Un café dans le centre historique de Curitiba

Un café dans le centre historique de Curitiba

Comme je le fait souvent j’avais choisi de loger en auberge de jeunesse, pour conserver une certaine liberté, mais j’avais contacté des personnes de CouchSurfing de manière à rencontrer des locaux. C’est notamment grâce à eux que j’ai découvert la Praça da Espanha et c’est avec eux également que je suis sorti le soir, pour découvrir la vie nocturne de Curitiba, au cours d’une soirée sympa. J’avoue avoir pris un malin plaisir à observer les gens et les relations entre Curitibanos lors de cette soirée, leurs comportements sont bien différents des Cariocas !

C’est toujours intéressant de découvrir une ville « vue du ciel » pour voir son organisation, sa structure, ses différents quartiers, etc. Mais on n’a pas toujours jamais d’hélicoptère à porter de main... par contre à Curitiba une tour panoramique permet de prendre un petit peu de hauteur (109,50 mètres) pour se rendre compte de la structure de ville. Un grand soleil et des températures particulièrement agréables pour un hiver à Curitiba (environ 28ºC) m’ont permit de faire comme de nombreux Curitibanos : un tour au Parc Barigüi. Balades en famille, lecture, jeux avec les enfants, tour en vélo ou en roller, pique-nique, promenade du chien, footing ou exercices physiques, telles sont les principales activités des visiteurs. Ce parc, constitué d’un grand lac central, est agréable, avec quelques restaurants au bord de l’eau, des arbres pour se protéger du soleil et des zones pour faire de l’exercice physique. C’est seulement lors d’une pause pour prendre un caldo de cana (jus de canne à sucre) que j’ai pu rencontrer quelques autres promeneurs du dimanche. L’occasion de discuter avec des Curitibanos, certains de longue date –une quarantaine d’années-, d’autres depuis peu. J’aime bien ces rencontres, assis sur basique tabouret, à parler avec des gens de différents horizons, chacun avec sa propre histoire, son propre rapport à leur environnement et à leur ville.

Petit restaurant sur pilotis au Parc Barigüi de Curitiba

Petit restaurant sur pilotis au Parc Barigüi de Curitiba

« Et alors Stéphane, qu’as-tu pensé du réseau de transport en commun dont tu parles en début d’article ? » Et bien comme j’ai beaucoup marché et que j’ai été pris en stop à une reprise, j’ai peu utilisé les transports en commun ; je ne peux donc pas vous répondre objectivement, désolé !

Bref, même si mon séjour à Curitiba a vraiment été très court, j’y ai passé 2 agréables jours. Je pense que le beau temps à aider à me faire apprécier la ville et ses habitants, les gens sont toujours plus souriant avec un temps estival et un peu de chaleur qu’avec un temps pluvieux et froid ! Ce court séjour m’a également permis de découvrir un « autre Brésil » : des gens différents, une culture parfois différente, des rapports humains eux aussi différents. Ce n’est ni mieux ni moins bien, mais ça change de Rio et j’avoue que le temps d’un week-end, ça fait parfois du bien !

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