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Écrit par Stéphane
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Vendredi, 20 Août 2010 06:52 |
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Me voici en vacances ! Après 10 mois dans la moitié sud du Brésil, je prends la direction du réputé Nordeste pour deux semaines de vacances. Je décolle ce vendredi soir de Rio de Janeiro en direction de São Luis (de Maranhão), une ville fondée par les français lors de leur arrivée en 1612.
Je vais, durant deux semaines, voyager dans le Nordeste. Sur la carte, on peut localiser São Luis, avec le marqueur le plus au nord.

Hormis une arrivée à São Luis le 21 août et un départ de Fortaleza (plus à l’est, dans l’état du Ceara) le 7 septembre, je n’ai rien prévu. Je vais donc voyager entre ces deux villes au grès des rencontres, des lieux et de mon humeur. Je pense me rendre au parc dos Lençois Maranhenses dans lequel j’espère évoluer à pieds (si vous avez des informations, n’hésitez pas à me contacter !). Ensuite je rejoindrai Fortaleza par étapes…que je choisirais sur place !
Même si ça sera vraiment court, et plus court que prévu initialement, je suis content de partir me balader un peu dans le Nordeste. Une partie du Brésil que j’imagine bien différente de ce que je vis et vois depuis 10 mois. Et je vais retrouver un peu de chaleur, car il fait bien froid à Rio en ce moment (on aurait même eu 12°C une nuit, un froid polaire, heureusement on a jusqu’à 20-25°C dans l’après midi !).
Até logo,
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Écrit par Stéphane
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Jeudi, 12 Août 2010 19:59 |
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Vous allez au restaurant avec des amis et vous avez très faim ? Ou, au contraire, une petite assiette vous suffira ? Et bien au Brésil vous pouvez choisir vous-même la quantité de nourriture que vous souhaitez manger…et vous paierez cette quantité exacte ! Ca s’appelle les « buffets au kilo », dit simplement « au kilo ».
Le principe est simple : en rentrant on vous donne un plateau avec une assiette, vous vous servez vous-même et à la fin vous pesez le tout. Vous avez alors le poids de nourriture et le prix est directement calculé. Un unique restaurant satisfait alors tous les appétits, gros comme petits.
Il existe une large gamme de restaurants « au kilo », que ce soit avec de la cuisine Brésilienne ou étrangère, notamment japonaise. Dans les grandes villes, les tarifs vont généralement de 15 à 40 Réaux le kilo (6,5 à 17 €) suivant le type de nourriture et la qualité proposée.
Ce principe, qui existe pour les restaurants, est également utilisé pour d’autres types de nourriture. Il est par exemple possible d’acheter de la glace au kilo. Ce qui, je pense, doit faire culpabiliser certaines personnes...

Exemple d’un glacier au kilo, les « restaurant au kilo » sont nombreux au Brésil
Outre le côté pratique, les restaurants au kilo permettent probablement de diminuer les gâchis de nourriture. Comme chacun choisi les plats et la quantité qu’il désire, les « restes » doivent être moins importants. Plus de risque de voir une assiette trop pleine arriver devant soi…sauf pour ceux qui ont les yeux plus gros que le ventre !
Até logo,
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Écrit par Stéphane
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Mercredi, 28 Juillet 2010 00:00 |
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C’est en réfléchissant aux lieux ou j’ai passé mes derniers anniversaires que je me suis rendu compte que ces dernières années, je me suis un petit peu baladé à travers le globe. En 2007, je souhaitais mes 23 ans en Australie, en Océanie. L’année suivante, c’est dans les Gorges du Tigre -sud ouest de la Chine- que je fêtais mon anniversaire, lors d’une randonnée sympa. En Asie, donc. J’ai finalement franchi la barre du quart de siècle en Europe, en pleines démarches administratives pour le (nouveau) départ qui se projetait.
Après l’Océanie en 2007, l’Asie en 2008, l’Europe en 2009, c’est en Amérique du Sud que je passe ce 28 juillet 2010. Soit quatre anniversaires d’affilés sur quatre continents différents ! Où serai-je pour le prochain ? Je n’ai pas encore la réponse, mais pour la première fois depuis de nombreuses années, j’aimerai bien le vivre au même endroit que celui de mes 26 ans...
Cet anniversaire est également le second, après celui en Australie, que je fête en plein hiver. Mais je dois avouer que celui-ci n’est pas trop rude, il nous arrive d’avoir 25°C le matin à 7H30. J’ai connu des hivers plus rigoureux...sur d’autres continents !
Quoi qu’il en soit, l’anniversaire est très important dans la culture Brésilienne. C’est la fête qu’il ne faut surtout pas oublier de fêter à ses amis et collègues. En entreprise, il y a d’ailleurs systématiquement un « bolo » (gâteau) accompagné d’un cadeau. Et sur l’intranet de l’entreprise, les anniversaires du jour apparaissent en page d’accueil. J’ai écris cet article avant ma journée de travail, pour m’adapter au décalage horaire avec les autres continents, je ne peux donc pas vous raconter ma journée d’anniversaire. Une prochaine fois...ici ou sur un autre continent !
Até logo,
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Écrit par Stéphane
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Dimanche, 25 Juillet 2010 17:08 |
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En Chine, et notamment à Shanghai, je m’étais à plusieurs reprises rendu dans les quartiers défavorisés de la ville. Dans ces quartiers où ne se trouvent pas -ou peu- de « laowai » (étrangers), il n’y a rien de « spécial » à voir. C'est seulement une opportunité pour découvrir un autre visage de la Chine, et ce n’est déjà pas rien! Selon ma propre expérience, cela a aussi été l’occasion de rencontrer d’autres classes sociales et, le temps d’un déjeuner dans la rue, d’échanger tant bien que mal malgré la barrière de la langue. Je me suis toujours rendu seul dans ces quartiers, à Shanghai ou Hangzhou mais également dans d’autres villes du pays. J’y passais souvent du temps, parfois à observer les gens vivre, « seulement » diront certains, mais c’est déjà beaucoup et c’est souvent très intéressant. Parfois, je me retrouvais également dans ces quartiers sans le vouloir. Je me rappelle de cette soirée de mai 2008 pendant laquelle, souhaitant prendre un raccourci pour rentrer chez moi, je me suis retrouvé dans ces étroites rues, assez pauvres, de Hangzhou. Mais à chaque fois, que je m’y rende volontairement ou non, je me suis toujours senti en parfaite sécurité. Je n'avais aucune inquiétude à avoir pour mon téléphone portable, mon argent ou même ma vie.
Depuis 10 mois je suis sur un autre continent et dans un autre pays : au Brésil. Ici, les « quartiers défavorisés », ou bidonvilles, s’appellent « favelas », et celles-ci sont connues à travers le monde à cause de faits divers plutôt sordides. Ainsi, pour la plupart des étrangers que nous sommes –mais aussi pour de nombreux Brésiliens- « favelas » rime avec « violence ». Pourtant, même s’il peut y avoir de la violence dans certaines favelas, ces quartiers ne se résument évidemment pas à ça. Ces favelas sont aussi des zones d’habitations, de partage, de culture -notamment musical-, de joie, d’échange, d’apprentissage, de sport et de fête. Bref, ce sont des quartiers qui composent une ville, comme tant d’autres. La seule différence est qu’il y a malgré tout de la violence et qu’on ne peut pas l’ignorer. Et même si la plupart des habitants n’ont pas choisi d’y vivre –les conditions de vie ne sont pas des plus simples-, certains (quel pourcentage ?) s’y sentent bien et ne cherchent pas à en partir.
Ces favelas, je les vois quotidiennement. Que ce soit pour me rendre au travail ou pour aller dans les quartiers animés de Rio, je passe forcément devant plusieurs d’entre elles. Je passe à proximité de la Cité de Dieu (Cidade de Deus), connue pour un film du même nom, ou devant Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Et pourtant, je ne connais pas du tout ces coins de la ville. Je ne m’y suis jamais arrêté malgré mon désir de m’y rendre. Dans mes précédents voyages, la précarité d’un quartier ne m’avait pourtant jamais arrêté. Avec le même objectif qu’en Chine : apprendre à mieux connaître le pays qui m’accueille depuis 10 mois, rencontrer des personnes que je ne croise pas forcément dans mon cercle de copains et découvrir la vie sociale de ses quartiers et leur fonctionnement. En un mot, mieux comprendre le Brésil et Rio de Janeiro à travers la découverte de la vie de quartier que j’ignore totalement (c’est la vie de ces quartiers que j’ignore, pas les quartiers, évidemment). Malheureusement, à Rio de Janeiro, il est fortement déconseillé de se balader seul dans les favelas. En effet, cela peut s’avérer dangereux, surtout pour un « gringo » (étranger) comme moi, plutôt grand, aux yeux bleus et aux cheveux clairs ; impossible de passer inaperçu.
Conscient que les étrangers –mais aussi grand nombre de Brésiliens- ne peuvent pas se rendre librement et sans risque dans les favelas, des « agences » ont été créées. Celles-ci proposent des « visites guidées » des favelas, généralement de Rocinha. Une partie de la visite est faite en voiture, l’autre à pied. La bonne implantation des guides dans les favelas et leur excellente connaissance de celles-ci diminuent les risques d’agressions. Généralement, ces agences participent au développement social de ces quartiers, financièrement et/ou physiquement. Elles participent –enfin, elles le disent- à un développement positif des conditions de vie dans les favelas. Lors des visites, les guides évoquent les côtés sombres des favelas, mais aussi les points positifs, les bonnes initiatives et les perspectives d’évolutions.
Mais personnellement je ne peux pas aller « visiter » une favela avec un guide comme ça. Ma conscience m’en empêche. Mon éthique aussi. « Visiter » une favela avec un guide ne s’apparenterait-il pas à « une visite de zoo » ? Cela manquerait cruellement d’humanité. Alors certes, on peut aussi visiter un centre ville historique avec un guide, mais je trouve que cela n’est pas comparable. Aller faire une visite guidée d’une favela n’est-il pas simplement du voyeurisme ? N’est-ce pas la situation qui débouche sur des réflexions sommaires telle que « ho les pauvres, ils n’ont pas de chances » ou « les conditions de vie ici ne sont quand même pas facile » ? Bref, personnellement, je ne peux pas, je ne veux pas, me rendre dans une favela avec un guide sans me poser des questions sur le bien-fondé de cette visite.
L’idéal pour découvrir ces quartiers de Rio serait de s’y rendre avec des gens qui y habitent, mais je ne connais pas assez bien les personnes qui y vivent et que je croise de temps en temps.
Alors, que faire ? Tirer un trait sur la découverte de cette partie de Rio de Janeiro, et donc se contenter des quartiers plus riches ? N’est-ce pas dommage pour bien comprendre le pays qui m’accueille ?
Et vous, que feriez-vous si vous étiez à Rio ? Décideriez-vous de ne pas visiter les favelas car vous ne pouvez pas vous y rendre seul ? Ou, au contraire, auriez-vous tendance à vous tourner vers les agences qui y proposent des visites ? Pour vous, se rendre, accompagné d’un « guide », dans les favelas est-il du voyeurisme ou au contraire cela peut-il aider à mieux comprendre les enjeux locaux et les questions sociales ? Si vous habitez ou voyagez au Brésil, vous êtes-vous rendu dans les favelas ? Pourquoi ? Si oui, qu’en avez-vous retenus ? Certains disent « oui, mais les agences aident des associations locales, alors je peux m’y rendre », mais n’est-ce pas simplement un moyen de se donner bonne conscience ?
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Écrit par Stéphane
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Samedi, 10 Juillet 2010 09:56 |
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Jusqu’au mois de juin 2010, TravelSteph.com était présent sur internet et seulement sur internet. Mais ce mois de début d’hiver Austral représente un petit « tournant » dans la vie du site, justement, car il ne s’agit plus que d’un site internet.
J’ai tout d’abord été contacté par le Club TELI une association française qui se propose d'aider les francophones à vivre une expérience à l'étranger, quelle qu'elle soit. L’une des forces de ce club, outre des soutiens institutionnels et privés intéressants, est l'interactivité des voyageurs ou anciens voyageurs. On retrouve cet esprit de partage qui m’anime depuis plusieurs années maintenant et qui m'encourage à relater mes expériences hors de France sur TravelSteph.com. Ils m’ont contacté dans le cadre de la réalisation d’un dossier sur la Chine car ils cherchaient un article témoignage réunissant des informations sur la vie sur place. Ils ont finalement repris le bilan de mon séjour en Chine pour agrémenter leurs pages et mon article a été publié dans la newsletter de juin.
Quelques jours plus tard, c’est un éditeur de manuel scolaire qui m’a contacté. Changement de pays : après la Chine, le Brésil. Dans le cadre d’un chapitre sur les « dynamiques urbaines », ils étaient intéressés par mon témoignage concernant les transports à Rio de Janeiro. Un extrait de mon article va donc être publié dans un livre de géographie de classe de seconde (lycée, en France). Si on m’avait dit, il y a 10 ans, qu’un jour je participerai à la « rédaction » d’un manuel scolaire, je pense que je n’y aurais pas cru une seule seconde !
Alors, TravelSteph.com, qu’est-ce que ça représente en chiffres ? Et bien, c’est avant tout plus de 300 articles publiés et 1 500 photos de voyages partagées. Grâce à vous, c’est également plus de 1 000 commentaires d’articles. Merci pour votre participation ! L’article le plus lu s’intitule Préparation d’un voyage en Australie, avec plus de 26 000 consultations, c’est aussi le plus long du site.
Mais quand on parle de chiffres, on pense aussi aux statistiques. Et tous ceux d’entre vous qui possèdent un site internet savent combien il est agréable (ou pas !) de suivre ces fameuses statistiques. A ce petit jeu, la meilleure journée fut celle du jeudi 08 avril 2010, avec 556 visites et 457 visiteurs différents (source : Google Analytics). Les records sont faits pour être battus, alors à quand le prochain ?! TravelSteph.com est un site de voyage et de « vie à l’étranger », alors d’où les lecteurs se connectent-ils ? Et bien au cours des 12 derniers mois, les visiteurs se sont connectés depuis 90 pays et territoires différents, la France étant largement en tête avec 78,3% des visites, suivi par l’Australie (4,1%), le Brésil (3,2%) et la Belgique (2,6%).

Carte des connexions à TravelSteph.com, il manque encore quelques territoires !
Mais plus encore que les chiffres, ce sont les témoignages de lecteurs que je reçois régulièrement par mail qui font plaisir et chaud au cœur. C’est toujours agréable de voir que ce que l’on fait plait...et de lire des remerciements spontanés.
Dernière grande nouvelle : je vous annonce le premier partenariat de TravelSteph.com. Depuis le 08 juillet, mon site contient un lien vers HolidayCheck, un portail d'opinion sur les voyages et les vacances, site qui utilise l’interactivité d’internet au profit des utilisateurs. N’hésitez pas à y faire un tour et à y participer !
Enfin, et sans tomber dans le classique ou la caricature, je tiens à vous remercier, vous tous lecteurs, pour votre fidélité et vos réactions à mes articles. Ce site existe notamment pour vous et par vous, et vos commentaires et retours sont importants pour moi, alors ne vous arrêtez pas. Continuez à lire et à participer à TravelSteph.com et parlez-en autour de vous. Plus on est de voyageurs (et autres) plus c’est intéressant !
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