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Écrit par Stéphane
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Dimanche, 05 Mai 2013 09:47 |
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Voila, c’est fait. La page « Brésil » est tournée, même si j’y retournerai surement un jour ou l’autre. Après 3 ans et demi à Rio de Janeiro, je suis rentré vivre en France, comme je vous l’annonçais dès février. Une nouvelle histoire commence à s’écrire...

Une banale fin de journée à Rio de Janeiro...
J’ai arrêté de travailler mi-mars et me suis accordé quelques semaines en Amérique du Sud avant de rentrer. Une sorte de pèlerinage. Je me suis notamment rendu en Patagonie –côtés Argentins et Chiliens- et à Buenos Aires ; je reviendrai prochainement sur ces voyages à travers d’articles. Je suis également passé à Belo Horizonte pour voir quelques copains ; les habitants de cette ville resteront pour moi un véritable coup de cœur. Je suis ensuite revenu à Rio pour une dizaine de jours, juste à profiter de la ville et du temps sur place pour voir des amis. Une dizaine de jours ponctués par des balades sur la plage, des acai –un fruit d’Amazonie- dévorés avec plaisir et des soirées à refaire le monde autour d’un verre ou d’une assiette ou à (essayer de) danser la samba.

Vu sur la « Zona Sul » de Rio de Janeiro depuis les « 2 Irmãos »
Une dizaine de jours à profiter des bons côtés de Rio et à me dire régulièrement, même si je le savais déjà, que tout ça allait vraiment me manquer… Mais sans aucun regret, je sais que cette décision de rentrer en France est la bonne. Il me faudra quand même revenir de temps en temps au Brésil et à Rio « para matar a saudade » comme on dit au Brésil (« saudade » est difficile à traduire, mais on peut ici vulgairement dire « pour tuer le manque »).
C’est avec deux valises de 32 Kg chacune et un bagage à main dépassant de quelques kilos la limite autorisée que je prends la direction de l’aéroport Galeao Antonio Carlos Jobim en cette après midi ensoleillé de la fin du mois d’avril. Mon vol en direction de Paris partira (presque) à l’heure.

Embarquement immédiat. Merci et à bientôt, Brésil...
Me voila dorénavant en France après un voyage qui s’est bien passé. Je suis en recherche active d’un emploi en ingénierie, méthodes et process industriels ; n’hésitez pas à m’envoyer vos contacts potentiellement intéressés par mon profil ou à leur transmettre l’adresse de mon site professionnel.
Alors, maintenant que je suis en France, quel avenir pour TravelSteph.com ? Ce n’est pas encore déterminé, mais j’ai plusieurs semaines ou mois d’articles en cours d’écriture –sur le Brésil, l’Argentine et le Chili- donc vous pouvez continuer à visiter régulièrement le site, il y a encore des nouveautés à venir.
Até logo,
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Écrit par Stéphane
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Samedi, 06 Avril 2013 15:30 |
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Du rêve, des doutes, des recherches sur internet, des débats endiablés ou des rires, mon « ours polaire du premier avril » a pu avoir différentes conséquences auprès des lecteurs de TravelSteph.com. Mais vous l’aurez compris, je n’ai pas aperçu d’ours polaire en Patagonie, tout simplement car il n’y en a pas. Le commentaire de Thomas a d’ailleurs du susciter ou confirmer vos doutes sur l’exactitude de mes propos de l’article, et pour tout avouer je pensais que les ours polaires vivaient aux deux pôles, nord et sud. Je me suis presque fait avoir à mon propre jeu !
Bref, il n’y a pas d’ours polaires en Patagonie, voici les régions du monde dans lesquelles on peut les trouver (extrait de Wikipedia) :
« L'ours blanc est une espèce vivant au niveau du pôle nord, au bord de l'océan Arctique, dont l'habitat se limite quasiment à la banquise. Le point le plus méridional de leur habitat se situe dans la baie James au Canada. Bien que les effectifs décroissent au nord de 88° de latitude, on peut en rencontrer dans tout l'Arctique. »
Hasta luego,
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Écrit par Stéphane
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Lundi, 01 Avril 2013 20:48 |
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Avant de rentrer en France, je profite d’être en Amérique du Sud pour voyager un peu dans la région. Depuis deux semaines je suis au sud du continent, en Patagonie. Après avoir été au Parque Nacional Torres del Paine, au Chili, j’ai pris la direction d’El Calafate, en Argentine. Cette petite ville Argentine attire les touristes du monde entier par ses glaciers et tout particulièrement le Perito Moreno, l’un des trois glaciers de Patagonie qui ne soit pas en régression.
Ce dimanche de Pâques, je participe à une dernière excursion, en bateau, dans le Parque Nacional Los Glaciares quand l’un des touristes s’écrie « un ours, un ours polaire !!! » en pointant du doigt un gros iceberg au loin ! A bord tout le monde rigole car personne y croit...jusqu’à ce qu’on aperçoive (de loin, vraiment loin) un ours polaire sur un iceberg !! Stupéfaction à bord, car ce n’est vraiment pas courant de voir ou apercevoir un ours polaire dans la région, ils sont notamment beaucoup plus au sud.
Je n’ai malheureusement pas pu le prendre en photo car mon appareil était à l’intérieur du bateau à ce moment la, et on ne l’a pas vu bien longtemps (note : toujours avoir son appareil photo dans la poche !). Je devrais cependant récupérer des photos dans les prochains jours de la part d’une Argentine qui était sur le bateau. Je mettrais les images en ligne dès que possible...

Glacier à proximité de l’iceberg ou l’on a aperçu l’ours polaire, dans le Parque Nacional Los Glaciares
Reste maintenant à savoir pourquoi et comment cet ours polaire est arrivé jusqu’ici. Est-ce du à l’extension de la banquise Antarctique, comme l’on démontré récemment des chercheurs Néerlandais ?
[Edition du 06/04/2013] La suite de l'article et la réponse à vos interrogations dans cet article.
Hasta luego,
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Écrit par Stéphane
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Dimanche, 17 Mars 2013 23:08 |
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Après nos passages à San Pedro d’Atacama, Salta et Tupiza, nous reprenons finalement de l’altitude avec notre arrivée à Potosi. Il s’agit en effet de la (grande) ville la plus haute du monde, rien de moins, avec 4 070 mètres au dessus du niveau de la mer.
Potosi nous a tout de suite séduits. L’architecture, de type colonial, est jolie, avec notamment un nombre impressionnant d’églises. Mais c’est également une ville dans laquelle il fait bon se balader et flâner. Je trouve les Potosinos plus souriants et agréables –au moins au premier contact- que les Panéciens (habitants de La Paz). La ville est plus petite que la capitale politique et les gens semblent prendre davantage le temps de vivre, c’est agréable.

Une rue, sinueuse, de Potosi pour, parait-il, freiner le vent glacial – Potosi, Bolivie
L’histoire de Potosi est intimement liée à ses mines. Au 17ème siècle, il s’agissait de l’une des plus grandes et riches villes du monde grâce à l’extraction de l’argent des montagnes aux alentours. La richesse passée de Potosi est encore visible par ses 80 églises –il y en a partout !- et par ses musées. Parmi les visites, celle de la Maison de la Monnaie (« Casa da Modea ») est intéressante et permet de faire ressortir le riche passé de la ville. La visite –avec une guide passionnée et pleine d’énergie- du couvent de Sainte Thérèse m’a marqué. Peut-être est-ce une question d’époque, mais payer très cher pour mettre sa fille au couvent et ne plus la revoir m’étonne. D’autant plus que les conditions de vie sur place n’étaient pas évidentes : totalement coupées du monde, elles perdaient leur identité et vivaient renfermées sur le couvent sans savoir ce qui se passait à l’extérieur. Et cela jusqu’à leur mort...

Façade de l’une des 80 églises de Potosi, Bolivie
D’autres visites intéressantes ont ponctué ces quelques jours à Potosi. Et une nouvelle fois j’aurai aimé rester un ou deux jours de plus pour découvrir davantage et différemment la ville. Mais le voyage à plusieurs en a décidé autrement ; ce n’est pas toujours facile de voyager en groupe quand les rythmes et centres d’intérêts sont différents. Et je suis conscient d’avoir un mode de voyage un peu particulier et assez lent, mais c’est ce qui me plait...
Nous rejoignons Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie, qui est notre dernière vraie étape de ces 4 semaines de voyage. La ville, surnommée la « ville Blanche », présente d’intéressantes choses et est vraiment agréable pour quelques jours.

Casa de La Libertad ou a été signé la constitution Bolivienne – Sucre, Bolivie
Durant quelques jours nous avons flâné dans les jolies rues de la ville, apprécié de bons jus de fruits au marché local et admiré la ville en prenant un peu de hauteur.

Architecture coloniale de Sucre, en Bolivie
Le réveillon de la nouvelle année et des transports compliqués jusqu’à Santa Cruz, d’où nous retournerons au Brésil ont modifiés nos programmes. Alors qu’Elo part en direction de La Paz et du Lac Titicaca, qu’elle ne connait pas, je décide de rester quelques jours de plus à Sucre.

La « ville blanche » porte bien son nom – Sucre, Bolivie
Je prends mon temps pour déambuler et apprécier la ville, visiter des musées et bâtiments officiels. Je multiplie notamment les déjeuner au marché, lieu que j’apprécie toujours autant car il permet de vraiment se fondre avec la population locale.
La ville de Sucre possède également une spécialité intéressante : le chocolat. Pour des raisons bien évidemment culturelles (!!) je me suis senti obligé d’en tester plusieurs et ils sont vraiment bons. La vendeuse de la boutique ou j’avais pris mes habitudes était triste de me voir partir à la fin de mon séjour, elle a perdu un bon client !

Etale de fruits au marché de Sucre, en Bolivie
Je prends finalement un avion en direction de Santa Cruz de la Sierra ou je passe 2 petites journées avant de m’envoler vers le Brésil. J’arrive dans la nuit de dimanche à lundi pour reprendre le boulot lundi matin. Dur retour à la réalité...
Hasta luego,
http://www.travelsteph.com/index.php?option=com_content&view=article&id=485
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Écrit par Stéphane
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Lundi, 11 Mars 2013 23:53 |
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« Visiter » une mine est une activité pour touriste ? Oui, assurément. Visiter une mine est du voyeurisme ? Oui, clairement. Visiter une mine vous retourne la tête et le cœur et aide à comprendre l’histoire mais aussi le présent d’une ville minière comme Potosi ? Oui, incontestablement.
Potosi fût l’une des plus grandes et riches ville du monde au XVIIème siècle, lorsque de l’or et de l’argent y ont été découverts. Durant trois siècles l’extraction a été réalisée par des esclaves, on estime que 8 millions d’entre eux y sont morts. Oui, 8 millions, vous avez bien lu. Ces mines ont permis d’enrichir énormément l’Europe et tout particulièrement l’Espagne. Au prix de millions de vies, donc.
Les mines font aujourd’hui encore partie intégrantes de Potosi, 15 000 personnes y travaillent actuellement. Ce sont ces raisons, et l’envie de « comprendre » l’histoire et le présent de la ville qui m’ont poussé à m’y rendre.
Après s’être habillé de vêtements adaptés, notre groupe de 6 personnes s’est rendu au marché pour acheter du matériel à offrir aux mineurs : bouteilles d’eau, feuilles de coca –c’est la seule « nourriture » (seulement mastiquée) qui peut entrer dans les mines, et la coca aide les mineurs à tenir- mais également des bouteilles d’alcool (à 90 ou 95% !) et de la dynamite. Tous ces produits seront offerts aux mineurs au fur et à mesure de notre progression souterraine.
Après un passage dans un « centre de tri », nous pénétrons dans les galeries sous terraine, accompagné d’un guide, lui-même ancien mineur. Soyons clair : progresser dans ces mines est très difficile. C’est dur, vraiment dur. Rapidement la chaleur est élevée (entre 30°C et 40°C), il faut se plier en 3 car la hauteur est faible, l’air manque (non seulement l’endroit est fermé mais en plus ces mines sont situées à plus de 4 000 mètres d’altitude), l’air est poussiéreux, il y peu de lumière artificielle (et bien évidemment aucune lumière naturelle), etc. Je ne parle ici que du simple fait de progresser dans les galeries, alors imaginez y travailler. Personnellement lorsque nous sommes arrivé au premier niveau je me suis dis « qu’est ce que je fais ici, que c’est dur ». Je n’avais pourtant pas touché à un seul outil, j’avais seulement marché, dos courbé et jambes pliées, pendant quelques minutes. J’avais fait la chose la plus facile qu’on puisse faire dans une mine et déjà c’était très dur.
La descente aux niveaux inférieurs –le guide indiquera une descente jusqu’à 60 mètres sous terre- sera tout aussi compliquée. Passages étroits, descentes abruptes, obligation de ramper pour se faufiler dans un trou, etc. le tout dans une chaleur étouffante. Alors que nous sommes à quelques dizaines de mètres sous terre, le guide me donne une pelle pour aider un mineur. Me voila, quelques petites minutes durant, moi aussi un mineur. Quelques courtes minutes pendant lesquelles je mesure l’énorme difficulté du travail.
Durant la visite nous rencontrons de nombreux mineurs –la mine est en activité. Notre guide facilite les échanges avec eux. Ces rencontres sont toutes impressionnantes, que ce soit celle avec le mineur âgé de 15 ans comme celle avec le mineur qui travaille depuis des décennies dans ces conditions. Physiquement ils sont tous fatigués –les chiffres concernant l’espérance de vie d’un mineur en activité varient beaucoup suivant les sources, mais assurément elle n’est pas élevé- mais tous nous parlent de leur vie dans et parfois en dehors de la mine, des raisons qui les poussent à travailler ici (un gain financier plus important), etc. Ces échanges sont tous riches. Riches, mais aussi poignant, alors que notre guide ne cherche pas à faire du sensationnalisme, il veut seulement essayer de nous montrer la vie sous terre. Les conditions sont difficiles, le travail est difficile, le simple fait de progresser dans les galeries est difficile. C’est également dangereux : éboulements, explosions, chariots fous, etc. le danger est permanent. Tout cela n’est bien sur qu’un très rapide aperçu, mais ça aide à comprendre un tout petit peu ce que peut être la vie d’un mineur de Potosi.
D’une manière générale, voyager fait relativiser nos « petits problèmes quotidiens ». Mais visiter une mine en activité et voir le travail quotidien des mineurs est quelque chose qui restera gravé à jamais en vous, et dont vous vous souviendrez à chaque fois qu’un « petit » problème apparait.
Je n’ai pas de photos de la mine. Premièrement, j’estime que cette visite est suffisamment du voyeurisme pour ne pas en rajouter avec des photos. Même s’il y a bien sur la possibilité de faire des photos comme un « reportage », je ne m’imaginais pas prendre des photos au cours de cette visite. Secondement mon appareil photos est trop volumineux pour être emmené dans un endroit aussi exigu.
Donc oui cette visite est du voyeurisme et d’un côté je n’en suis pas bien fier. Mais cette visite vous « calme », elle vous fait réfléchir et relativiser beaucoup de choses. Je n’ai pas pris une seule seconde de plaisir dans la visite –hormis peut-être lors des sourires des mineurs- mais c’est sans aucun doute une expérience humaine intéressante. C’est en tout cas une expérience qui ne laisse pas indifférent.
Hasta luego,
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